A/RES/67/152
Droits de l’enfant
qui encourage ces agissements criminels et de prendre des mesures pour éliminer la
demande qui les entretient, de répondre au mieux aux besoins des victimes et de
prendre des mesures efficaces contre l’incrimination des enfants qui sont victimes
d’exploitation ;
22. Demande à tous les États d’élaborer et de mettre en œuvre des
programmes et des politiques visant à protéger les enfants, en particulier les filles,
qui risquent davantage d’être victimes de violences, d’exploitation et de mauvais
traitements, contre la maltraitance, les agressions sexuelles, l’exploitation sexuelle,
à des fins commerciales notamment, la prostitution, la pédopornographie, le
tourisme sexuel pédophile et les enlèvements, et demande aux États de mettre en
œuvre des stratégies en vue de retrouver tous les enfants victimes de ces violations
et de leur venir en aide ;
23. Demande également à tous les États d’adopter et de faire respecter, en
coopération avec les acteurs compétents, les mesures législatives ou autres
nécessaires pour empêcher la distribution sur Internet et dans tous les autres médias
de pédopornographie, y compris la représentation de sévices sexuels infligés à des
enfants, en veillant à ce que les mécanismes appropriés soient en place pour
permettre de signaler la présence de tels contenus et de les retirer et à ce que des
poursuites soient engagées à l’encontre de leurs auteurs, de leurs distributeurs et de
leurs détenteurs, comme il convient ;
Enfants touchés par les conflits armés
24. Réaffirme les dispositions des paragraphes 51 à 63 de sa résolution
63/241, condamne avec la plus grande énergie toutes les violations et tous les
sévices commis contre les enfants touchés par les conflits armés et à ce propos prie
instamment tous les États et autres parties à des conflits armés qui, en violation du
droit international applicable, humanitaire notamment, participent à l’enrôlement ou
l’utilisation d’enfants et se livrent systématiquement à des pratiques entraînant le
meurtre et la mutilation d’enfants, le viol et autres sévices sexuels sur des enfants, à
des attaques récurrentes contre des écoles ou des hôpitaux, ainsi qu’à tous autres
sévices et violations sur la personne d’enfants, de prendre des mesures concrètes
assorties d’échéances pour y mettre fin, et demande instamment à tous les États, aux
institutions, fonds et programmes des Nations Unies, aux autres organisations
internationales et régionales compétentes ainsi qu’à la société civile de continuer à
accorder la plus grande attention à tous les sévices et violations commis contre des
enfants en période de conflit armé, ainsi que de protéger les enfants qui en sont
victimes et de leur venir en aide, conformément au droit international humanitaire, y
compris les première à quatrième Conventions de Genève 31 ;
25. Réaffirme également le rôle capital qu’elle-même, le Conseil économique
et social et le Conseil des droits de l’homme ont à jouer pour promouvoir et protéger
les droits et le bien-être des enfants, notamment ceux qui sont touchés par des
conflits armés, prend note du rôle croissant que le Conseil de sécurité joue dans la
protection de ces enfants et prend également note des activités que la Commission
de consolidation de la paix mène, dans le cadre de son mandat, pour favoriser la
jouissance des droits et le bien-être des enfants et y contribuer ;
26. Prend note des efforts entrepris pour mettre fin à l’impunité des auteurs
des crimes les plus graves commis contre les enfants au regard du droit interne et du
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Nations Unies, Recueil des Traités, vol. 75, nos 970 à 973.