Coopération internationale en matière d’aide humanitaire à la suite de catastrophes
naturelles : de la phase des secours à celle de l’aide au développement
A/RES/70/107
Appréciant les réalisations importantes du Fonds central pour les interventions
d’urgence qui facilite l’acheminement de l’aide salvatrice aux populations touchées
par les crises en fournissant un financement en temps opportun, permettant ainsi aux
organismes d’aide humanitaire et à leurs partenaires d’exécution d’agir rapidement
lorsque survient la tragédie et de réorienter les ressources vers les crises qui ne
reçoivent pas l’attention voulue et méritée, et soulignant qu’il faut élargir et
diversifier les sources de revenus du Fonds, dont elle salue le dixième anniversaire,
Soulignant qu’il est nécessaire de s’attaquer à la vulnérabilité et d’intégrer la
réduction des risques de catastrophe, notamment la préparation, à tous les stades de
la gestion des catastrophes naturelles, du relèvement après les catastrophes et de la
planification du développement, en entretenant une collaboration étroite entre tous
les acteurs et secteurs concernés,
Réaffirmant que renforcer la résilience des collectivités permet de mieux
résister aux catastrophes, de mieux s’y adapter et de s’en relever rapidement,
Sachant que l’étendue, l’ampleur et la complexité des crises humanitaires,
y compris des catastrophes naturelles, évoluent et qu’elles peuvent compromettre les
efforts faits pour la croissance économique, le développement durable et la
réalisation des objectifs de développement arrêtés au niveau international, dont les
objectifs de développement durable 4, et prenant note de la contribution positive que
ces efforts peuvent apporter au renforcement de la résilience des populations face à
ces catastrophes,
Sachant également qu’à l’évidence, les interventions d’urgence, le relèvement
et le développement sont liés et réaffirmant que, pour assurer une transition sans
heurt de la phase des secours à celle du relèvement et du développement, il faut que
l’assistance d’urgence soit dispensée de manière à favoriser la reprise à court et à
moyen terme afin de faciliter le développement à long terme, et que certaines
mesures d’urgence doivent être considérées comme une étape sur la voie qui mène
au développement durable,
Soulignant à ce propos l’importance du rôle que jouent les organismes de
développement et tous les intervenants intéressés qui appuient l’action que mènent
les pays pour atténuer les effets des catastrophes naturelles,
1.
Prend acte du rapport du Secrétaire général 5 ;
2.
Se déclare vivement préoccupée par les effets de plus en plus graves des
catastrophes naturelles, sources d’immenses pertes humaines et matérielles dans le
monde entier mais surtout dans les pays vulnérables qui n’ont pas les moyens de
mener une action efficace pour atténuer les répercussions à long terme de ces
catastrophes sur leur société, leur économie et leur environnement ;
3.
Réaffirme qu’il importe d’appliquer le Cadre de Sendai pour la réduction
des risques de catastrophe (2015-2030) 2, afin de réduire nettement les pertes et les
risques liés aux catastrophes en termes de vies humaines, de moyens de subsistance
et de santé, ainsi qu’en termes d’atteintes aux biens économiques, matériels,
sociaux, culturels et environnementaux des personnes, des entreprises, des
collectivités et des pays, et souligne qu’il importe de s’attaquer aux facteurs de
risque sous-jacents et de concevoir l’aide humanitaire dans l’optique de la réduction
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Voir résolution 70/1.
A/70/324.
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