Coopération internationale en matière d’aide humanitaire à la suite de catastrophes
naturelles : de la phase des secours à celle de l’aide au développement
A/RES/70/107
et aux Principes de base et directives concernant les expulsions et les déplacements
liés au développement 8 ;
9.
Demande aux États Membres, à l’Organisation des Nations Unies et aux
organismes d’aide humanitaire et de développement d’intégrer le renforcement de la
résilience et la mobilité humaine dans les stratégies, plans et cadres juridiques
pertinents, en particulier ceux relatifs à la gestion des risques de catastrophe et à
l’adaptation aux changements climatiques, qui sont indispensables au
développement durable aux niveaux national et régional, afin d’aider à prévenir et à
limiter les déplacements liés aux catastrophes ou aux effets des changements
climatiques, y compris en milieu urbain où les personnes déplacées ont des besoins
particuliers et sont particulièrement vulnérables ;
10. Encourage les États Membres à renforcer les cadres opérationnels et
juridiques régissant les secours internationaux en cas de catastrophe et à adopter et à
appliquer des lois et règlements nationaux, selon qu’il conviendra, pour réduire
l’impact des facteurs de risque et de vulnérabilité sous-jacents, ainsi qu’à adopter
des règles et procédures de portée générale relatives à la facilitation et à la
réglementation de l’aide internationale en cas de catastrophe, en s’appuyant le cas
échéant sur les Lignes directrices relatives à la facilitation et à la réglementation
nationales des opérations internationales de secours et d’assistance au relèvement
initial en cas de catastrophe, et lance un appel au Mouvement international de la
Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, aux organismes compétents des Nations Unies
et aux autres partenaires pour qu’ils fournissent l’appui technique nécessaire à la
réalisation de ces objectifs ;
11. Se félicite que les États sinistrés, les organismes compétents des Nations
Unies, les pays donateurs, les institutions financières régionales et internationales et
les autres acteurs intéressés, comme le Mouvement international de la Croix-Rouge
et du Croissant-Rouge, les municipalités, la société civile et le secteur privé,
coopèrent efficacement pour coordonner et assurer les secours d’urgence et souligne
qu’il est nécessaire qu’ils continuent à le faire tout au long des opérations de
secours et des activités de relèvement et de reconstruction à moyen et à long terme,
de façon à réduire la vulnérabilité aux risques naturels ;
12. Réaffirme sa volonté d’aider en priorité les pays, notamment les pays en
développement, à renforcer leurs capacités à tous les niveaux, pour leur permettre
de réduire les risques, de se préparer aux catastrophes naturelles, d’y faire face
rapidement et d’en atténuer les conséquences ;
13. Prie instamment les États Membres d’adopter les systèmes d’alerte
rapide et les mesures de préparation aux catastrophes et de réduction des risques à
tous les niveaux que prévoit le Cadre de Sendai ou de mettre à jour ou de renforcer
ceux qui sont en place, en tenant compte de leur propre situation et de leurs
capacités et en coordination, le cas échéant, avec les intervenants concernés, et
encourage la communauté internationale et les organismes compétents des Nations
Unies à continuer de soutenir les efforts que font les pays dans ce sens ;
14. Exhorte les États Membres à améliorer leur capacité d’intervention sur la
base des informations provenant des systèmes d’alerte rapide, de façon à pouvoir
réagir dès que l’alerte est donnée, et engage toutes les parties prenantes à appuyer
les initiatives des États Membres en la matière ;
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A/HRC/4/18, annexe I.
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