S/RES/2352 (2017)
d’armes, souligne que, dans son communiqué du 7 mai 2013, le Conseil de paix et
de sécurité de l’Union africaine s’est dit préoccupé par les informations selon
lesquelles plusieurs groupes de population vivant à Abyei seraient lourdement
armés, rappelle qu’aux termes de l’Accord du 20 juin 2011 concernant les
arrangements provisoires pour l’administration et la sécurité de la zone d’Abyei,
celle-ci devrait être une zone exempte d’armes, la FISNUA étant seule autorisée à y
faire entrer des armes et, à cet égard, demande instamment aux deux gouvernements
de prendre toutes les mesures nécessaires pour procéder à la démilitarisation
effective d’Abyei, notamment en mettant en place des programmes de désarmement,
selon que de besoin;
14. Réaffirme que, selon l’autorisation accordée dans la résolution 1990
(2011), la FISNUA, agissant dans les limites de son mandat et de ses capacités, peut
procéder à la confiscation et à la destruction d’armes dans la zone d’Abyei, en
coordination avec les signataires de l’Accord de juin 2011 concernant les
arrangements provisoires pour l’administration et la sécurité de la zone d’Abyei, le
Comité mixte de contrôle et les populations misseriya et ngok dinka et
conformément à la décision du Comité mixte de contrôle de faire d ’Abyei « une
zone exempte d’armes », et demande à nouveau à la FISNUA de constater les
mouvements d’armes à destination d’Abyei et la présence, la destruction et la
confiscation d’armes à Abyei, de rassembler des informations à ce sujet et de lui en
rendre compte dans le cadre des rapports périodiques du Secrétaire général;
15. Demande à la FISNUA de poursuivre le dialogue avec le Comité mixte
de contrôle d’Abyei et les populations misseriya et ngok dinka en vue de mettre en
place des stratégies et mécanismes de contrôle permettant de garantir pleinement le
respect du statut d’Abyei comme zone exempte d’armes par l’ensemble des parties
concernées, la priorité étant accordée à l’élimination sans délai des armes lourdes ou
collectives et des lance-roquettes, et demande aux Gouvernements soudanais et sudsoudanais, au Comité mixte de contrôle d’Abyei et aux populations misseriya et
ngok dinka de collaborer pleinement avec la FISNUA à cet égard;
16. Demande instamment aux deux gouvernements de prendre
immédiatement des mesures pour renforcer la confiance entre les différentes
communautés de la zone d’Abyei, en s’assurant que les femmes participent à tous
les stades, notamment à la faveur de processus de réconciliation à l ’échelon local,
en appuyant les efforts déployés par les organisations non gouvernementales pour
consolider la paix, et en aidant pleinement la FISNUA à promouvoir le dialogue, se
félicite de la poursuite du dialogue entre les Ngok Dinka et les Misseriya et exhorte
toutes les communautés d’Abyei à faire preuve de la plus grande retenue dans tous
leurs échanges et à s’abstenir de tout acte ou discours provocateur pouvant susciter
des affrontements violents;
17. Souligne que la participation des femmes à tous les niveaux du dialogue
intercommunautaire est essentielle pour garantir un processus crédible et légitime et
demande à toutes les parties de promouvoir une participation des femmes qui soit
sans restriction et sur un pied d’égalité;
18. Se félicite des progrès réalisés au niveau local entre les populations
misseriya et ngok dinka, en particulier de leur engagement apprécié en faveur de la
réconciliation et de la coopération, comme le montrent la reprise des activités
commerciales et la surveillance des biens et du bétail volés, notamment leur
restitution ou l’indemnisation rapide des victimes;
19. Se félicite également des initiatives prises par la FISNUA pour soutenir
le dialogue des communautés et les efforts fournis par les populations misseriya et
ngok dinka pour renforcer les relations intercommunautaires et promouvoir la
stabilité et la réconciliation dans la région d’Abyei, notamment de la facilitation des
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