Suite donnée au Sommet mondial pour le développement social
et à la vingt-quatrième session extraordinaire de l’Assemblée générale
A/RES/74/122
Constatant avec une vive préoccupation que l’extrême pauvreté et la
féminisation de la pauvreté persistent dans tous les pays du monde, quelle que soit
leur situation économique, sociale et culturelle, et que l ’ampleur et les manifestations
de ce fléau, telles que la faim et la malnutrition, la vulnérabilité à la traite des êtres
humains, le travail forcé, le travail des enfants, la maladie, le manque de logements
convenables et l’analphabétisme, sont plus prononcées dans les pays en
développement et particulièrement graves dans les pays les moins avancés, tout en
reconnaissant les progrès appréciables accomplis dans plusieurs régions du monde en
matière de lutte contre l’extrême pauvreté,
Soulignant qu’il importe de lever les obstacles à la réalisation du droit des
peuples à disposer d’eux-mêmes, en particulier les peuples vivant sous domination
coloniale ou sous une autre forme de domination ou d ’occupation étrangère, qui
compromettent le développement social et économique de ces derniers, notamment
en les excluant du marché du travail,
Soulignant également qu’il importe d’instaurer une paix juste et durable dans le
monde entier conformément aux buts et principes énoncés dans la Charte des Nations
Unies, de tout faire pour défendre l’égalité souveraine de tous les États et respecter
leur intégrité territoriale et leur indépendance politique, et de s ’abstenir, dans les
relations internationales, de recourir à la menace ou à l ’emploi de la force de toute
manière incompatible avec les buts et principes des Nations Unies,
Consciente à cet égard des efforts faits récemment pour créer le Forum
d’Assouan pour la paix et le développement durables, qui s’est tenu les 11 et
12 décembre 2019 sur le thème « Un programme pour la paix, la sécurité et le
développement durables en Afrique »,
Considérant que le terrorisme, le trafic d’armes, la criminalité organisée, la
traite des êtres humains, le blanchiment d’argent, les conflits ethniques et religieux,
la guerre civile, les assassinats à motivation politique et le génocide compromettent
de plus en plus la création par les États et les sociétés d ’un cadre propice au
développement social, notamment à la réduction des inégalités, et que ces activités
sont en outre autant de raisons impérieuses et pressantes pour que les gouvernements
se mobilisent individuellement et, le cas échéant, collectivement, en vue de favoriser
la cohésion sociale tout en tenant compte de la diversité, en la protégeant et en la
valorisant,
Constatant que, depuis la tenue à Copenhague, en 1995, du Sommet mondial
pour le développement social, des progrès ont été réalisés dans la prise en compte et
la promotion de l’intégration sociale, notamment grâce à l’adoption d’instruments
internationaux tels que le Plan d’action international de Madrid de 2002 sur le
vieillissement 12, le Programme d’action mondial pour la jeunesse 13, la Convention
relative aux droits des personnes handicapées 14, la Déclaration des Nations Unies sur
les droits des peuples autochtones 15 et la Déclaration et le Programme d’action de
Beijing 16,
Se félicitant de la proclamation de la Décennie internationale des personnes
d’ascendance africaine (2015-2024), qui engage vivement les États Membres à
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Rapport de la deuxième Assemblée mondiale sur le vieillissement, Madrid, 8 -12 avril 2002
(publication des Nations Unies, numéro de vente : F.02.IV.4), chap. I, résolution 1, annexe II.
Résolutions 50/81, annexe, et 62/126, annexe.
Nations Unies, Recueil des Traités, vol. 2515, n o 44910.
Résolution 61/295, annexe.
Rapport de la quatrième Conférence mondiale sur les femmes, Beijing, 4 -15 septembre 1995
(publication des Nations Unies, numéro de vente : F.96.IV.13), chap. I, résolution 1, annexes I
et II.
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