A/RES/50/33 Page 2 Réaffirmant l’obligation solennelle qui incombe aux puissances administrantes, en vertu de la Charte des Nations Unies, d’encourager le progrès politique, économique et social ainsi que le développement de l’instruction des habitants des territoires qu’elles administrent et de protéger les ressources humaines et naturelles de ces territoires contre les abus, Réaffirmant également que toute activité, économique ou autre, qui entrave l’application de la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux et fait obstacle aux efforts tendant à éliminer le colonialisme constitue une violation directe des droits des habitants ainsi que des principes de la Charte et de toutes les résolutions pertinentes de l’Organisation des Nations Unies, Réaffirmant en outre que les ressources naturelles sont le patrimoine des populations autochtones des territoires coloniaux ou non autonomes, Consciente des circonstances particulières liées à l’emplacement géographique, à la taille et aux conditions économiques de chaque territoire et gardant à l’esprit la nécessité de promouvoir la stabilité, la diversification et le renforcement de l’économie de chaque territoire, Sachant que les petits territoires sont particulièrement vulnérables aux catastrophes naturelles et à la dégradation de l’environnement, Sachant également que, lorsqu’ils sont faits en collaboration avec les peuples des territoires non autonomes et qu’ils sont conformes à leurs voeux, les investissements économiques étrangers peuvent contribuer utilement au développement socio-économique des territoires et à l’exercice de leur droit à l’autodétermination, Préoccupée par les activités des intérêts étrangers, économiques, financiers et autres, qui exploitent les ressources naturelles et humaines des territoires non autonomes au détriment des intérêts de leurs habitants ainsi empêchés d’exercer leur droit sur les richesses de leurs pays, Ayant à l’esprit les dispositions pertinentes des documents finals des conférences successives des chefs d’État ou de gouvernement des pays non alignés et les dispositions des résolutions adoptées par la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Organisation de l’unité africaine, le Forum du Pacifique Sud et la Communauté des Caraïbes, 1. Réaffirme le droit inaliénable des peuples des territoires coloniaux ou non autonomes à l’autodétermination, à l’indépendance et à la jouissance des ressources naturelles de leurs territoires, ainsi que leur droit de disposer de ces ressources au mieux de leurs intérêts; 2. Affirme la valeur des investissements économiques étrangers entrepris en collaboration avec les populations des territoires non autonomes et conformément à leurs voeux afin d’apporter une contribution valable au développement socio-économique des territoires; 3. Déclare de nouveau que toute puissance administrante qui prive les peuples coloniaux des territoires non autonomes de l’exercice de leurs droits légitimes sur leurs ressources naturelles ou subordonne les droits et intérêts de ces peuples à des intérêts économiques et financiers étrangers viole les /...

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