A/79/177
Rapport de la Rapporteuse spéciale sur le droit qu’a toute
personne de jouir du meilleur état de santé physique et
mentale possible
La réduction des risques pour une paix et un développement
durables
Résumé
Dans le présent rapport, la Rapporteuse spéciale sur le droit qu’a toute personne
de jouir du meilleur état de santé physique et mentale possible, Tlaleng Mofokeng,
étudie la question de la réduction des risques et applique ce concept à l’usage de
drogues et à d’autres questions essentielles à la paix et au développement durables,
en mettant l’accent sur les populations qui sont souvent victimes d’une stigmatisation,
d’une criminalisation et d’une discrimination qui les empêchent d’exercer leurs droits
humains. Se concentrant sur l’usage de drogues, l’exposition au VIH, la transmission
du virus et la non-divulgation de la séropositivité, l’avortement, les relations entre
personnes de même sexe et le travail du sexe, elle invite les États à abandonner
l’approche punitive fondée sur la criminalisation pour faire appel à des outils
réglementaires permettant d’améliorer les résultats en matière de santé. Selon elle,
dans les domaines du tabac, de l’alcool, de l’alimentation et de la nutrition et de
l’environnement, la réduction des risques exige une réglementation adéquate et
efficace des entreprises. La Rapporteuse spéciale examine comment la réduction des
risques peut s’aligner sur le droit à la santé et les droits connexes dans le contexte de
la couverture sanitaire universelle et sur les droits des personnes en situation de
vulnérabilité, notamment dans les situations de conflit et d’urgence sanitaire et face
aux changements climatiques. Dans son rapport, elle met l’accent sur les bonnes
pratiques appliquées dans différentes parties du monde et encourage les États à
intégrer la réduction des risques dans les plans de couverture sanitaire universelle, en
prévoyant des services complets qui soient accessibles, abordables, acceptables et de
qualité.
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