A/RES/52/72
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Réaffirmant en outre que les ressources naturelles sont le patrimoine des peuples des territoires non
autonomes, y compris des populations autochtones,
Consciente des circonstances particulières liées à la situation géographique, à la taille et aux conditions
économiques de chaque territoire, et gardant à l'esprit la nécessité de promouvoir la stabilité, la diversification
et le renforcement de l'économie de chaque territoire,
Sachant que les petits territoires sont particulièrement vulnérables aux catastrophes naturelles et à la
dégradation de l'environnement,
Sachant également que, lorsqu'ils sont réalisés en collaboration avec les peuples des territoires non
autonomes et conformément à leurs vœux, les investissements économiques étrangers peuvent contribuer
utilement au développement socioéconomique desdits territoires et à l'exercice de leur droit à
l'autodétermination,
Préoccupée par toutes les activités qui visent à exploiter les ressources naturelles et humaines des
territoires non autonomes au détriment des intérêts de leurs habitants,
Ayant à l'esprit les dispositions pertinentes des documents finals des conférences successives des chefs
d'État ou de gouvernement des pays non alignés et des résolutions adoptées par la Conférence des chefs d'État
et de gouvernement de l'Organisation de l'unité africaine, le Forum du Pacifique Sud et la Communauté des
Caraïbes,
1. Réaffirme le droit des peuples des territoires non autonomes à l'autodétermination conformément
à la Charte des Nations Unies et à la résolution 1514 (XV) de l'Assemblée générale, contenant la Déclaration
sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux, ainsi que leur droit de tirer parti de leurs
ressources naturelles et d'en disposer au mieux de leurs intérêts;
2. Affirme l'utilité des investissements économiques étrangers réalisés en collaboration avec les peuples
des territoires non autonomes et conformément à leurs vœux afin d'apporter une contribution valable au
développement socioéconomique desdits territoires;
3. Réaffirme qu'il incombe aux puissances administrantes, en vertu de la Charte des Nations Unies,
de favoriser le progrès politique, économique et social ainsi que le développement de l'instruction dans les
territoires non autonomes, et réaffirme aussi les droits légitimes des peuples de ces territoires sur leurs
ressources naturelles;
4. Réaffirme la préoccupation que lui inspirent toutes les activités visant à exploiter les ressources
naturelles qui sont le patrimoine des peuples des territoires non autonomes, y compris des populations
autochtones, des Caraïbes, du Pacifique et d'autres régions, de même que leurs ressources humaines, au
détriment des intérêts de ces peuples et de façon à empêcher ceux-ci d'exercer leurs droits sur ces ressources;
5. Affirme la nécessité d'éviter toutes les activités économiques et autres qui sont préjudiciables aux
intérêts des peuples des territoires non autonomes;
6. Demande de nouveau à tous les gouvernements qui ne l'ont pas encore fait de prendre,
conformément aux dispositions pertinentes de sa résolution 2621 (XXV) du 12 octobre 1970, des mesures
législatives, administratives ou autres à l'égard de ceux de leurs ressortissants et des personnes morales
relevant de leur juridiction qui possèdent ou exploitent dans les territoires non autonomes des entreprises
préjudiciables aux intérêts des habitants de ces territoires, afin de mettre fin aux activités de ces entreprises;
7. Déclare de nouveau que l'exploitation préjudiciable et le pillage des ressources marines et autres
ressources naturelles des territoires non autonomes, en violation des résolutions pertinentes de l'Organisation
des Nations Unies, compromettent l'intégrité et la prospérité de ces territoires;
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