A/HRC/RES/58/5
haine religieuse qui constitue une incitation à la discrimination, à l’hostilité et à la violence,
en prêtant une attention particulière aux personnes appartenant à des minorités religieuses
partout dans le monde ;
l)
À promouvoir, par l’éducation et par d’autres moyens, la compréhension
mutuelle, la tolérance, la non-discrimination et le respect dans tout ce qui a trait à la liberté
de religion ou de conviction, en favorisant, dans la société dans son ensemble, une meilleure
connaissance des différentes religions et convictions, ainsi que de l’histoire, des traditions,
des langues et de la culture des différentes minorités religieuses relevant de leur juridiction ;
m)
À empêcher toute distinction, exclusion, restriction ou préférence fondée sur
la religion ou les convictions pouvant entraver la reconnaissance, la jouissance ou l’exercice
des droits de l’homme et des libertés fondamentales en toute égalité, et à déceler les signes
d’intolérance susceptibles d’engendrer une discrimination fondée sur la religion ou les
convictions ;
10.
Souligne qu’il importe de poursuivre et de renforcer le dialogue sous toutes ses
formes, notamment entre les personnes de différentes religions ou convictions et au sein de
ces groupes, en l’ouvrant plus largement à tous, y compris aux femmes, afin de promouvoir
la tolérance, le respect et la compréhension mutuelle, et prend note avec satisfaction des
différentes initiatives à cet égard, notamment de l’Alliance des civilisations et des
programmes menés par l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la
culture ;
11.
Accueille avec satisfaction et encourage les efforts soutenus que font tous les
acteurs de la société, notamment les organisations de la société civile, les communautés
religieuses, les institutions nationales des droits de l’homme, les médias et d’autres acteurs,
pour promouvoir l’application de la Déclaration sur l’élimination de toutes les formes
d’intolérance et de discrimination fondées sur la religion ou la conviction, et encourage
également l’action que ceux-ci mènent pour promouvoir la liberté de religion ou de
conviction et pour mettre en évidence les cas d’intolérance, de discrimination et de
persécution fondées sur la religion ;
12.
Demande aux États d’exploiter le potentiel de l’éducation pour éliminer les
préjugés et les stéréotypes visant des personnes en raison de leur religion ou de leurs
convictions ;
13.
Prend note du rapport thématique que la Rapporteuse spéciale sur la liberté de
religion ou de conviction a consacré à la liberté de religion ou de conviction et l’interdiction
de la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants1 ;
14.
Prend également note de l’action menée par la Rapporteuse spéciale et conclut
que le ou la titulaire du mandat doit continuer de contribuer à la promotion, à la protection et
à la réalisation universelle du droit à la liberté de religion ou de conviction ;
15.
Décide de prolonger le mandat de Rapporteur spécial sur la liberté de religion
ou de conviction pour une nouvelle période de trois ans, et invite le ou la titulaire à s’acquitter
de son mandat conformément au paragraphe 18 de sa résolution 6/37 du 14 décembre 2007 ;
16.
Exhorte tous les gouvernements à coopérer pleinement avec le ou la titulaire
du mandat et à réserver un accueil favorable à ses demandes de visite ainsi qu’à lui fournir
toutes les informations voulues pour lui permettre de s’acquitter de son mandat plus
efficacement encore ;
17.
Prie le Secrétaire général et le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits
de l’homme de fournir au ou à la titulaire du mandat toute l’assistance humaine, technique et
financière nécessaire à l’accomplissement effectif de son mandat ;
18.
Prie le ou la titulaire du mandat de lui rendre compte chaque année de ses
activités, ainsi qu’à l’Assemblée générale, conformément à leurs programmes de travail
respectifs ;
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GE.25-05334