A/HRC/56/61
Nations Unies
Assemblée générale
Distr. générale
1er mai 2024
Français
Original : anglais
Conseil des droits de l’homme
Cinquante-sixième session
18 juin-12 juillet 2024
Point 3 de l’ordre du jour
Promotion et protection de tous les droits de l’homme,
civils, politiques, économiques, sociaux et culturels,
y compris le droit au développement
Éliminer la pauvreté en regardant au-delà de la croissance
Rapport du Rapporteur spécial sur les droits de l’homme
et l’extrême pauvreté, Olivier De Schutter
Résumé
L’approche dominante en matière de lutte contre la pauvreté repose sur une
augmentation de la production économique globale (mesurée par le produit intérieur brut
(PIB)), conjuguée à une redistribution postmarché au moyen d’impôts et de transferts. Or,
selon le Rapporteur spécial, on fait actuellement fausse route en se focalisant sur
l’augmentation du PIB, qui n’est pas une condition préalable à la réalisation des droits
humains ou à l’élimination de la pauvreté et des inégalités. Le « croissancisme » ne devrait
pas nous détourner de l’impérieuse nécessité de fournir davantage de biens et de services
propres à améliorer le bien-être et de réduire la production de tout ce qui est superflu, voire
toxique. Tant que l’économie restera principalement orientée vers une maximisation des
profits, elle répondra à la demande exprimée par les groupes les plus riches de la société,
favorisera des formes extractives de production qui aggravent l’exclusion sociale au nom de
la création de richesses et ne permettra pas aux personnes pauvres d’exercer leurs droits. La
transition d’une économie orientée par la recherche de profits vers une économie orientée
par les droits humains est non seulement possible, mais elle est même nécessaire si l’on veut
rester dans les limites planétaires. Dans le présent rapport, le Rapporteur spécial explique les
raisons pour lesquelles cette transition est nécessaire et ce à quoi elle pourrait ressembler.
GE.24-07068 (F)
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