A/HRC/RES/33/5
Saluant les efforts déployés par les États en vue de déterminer la meilleure manière
de renforcer la protection des droits de l’homme des personnes âgées, en étudiant les
différentes propositions qui ont été faites dans le cadre du Groupe de travail à composition
non limitée sur le vieillissement, notamment la possibilité d’élaborer un instrument
juridique multilatéral sur les droits des personnes âgées,
Saluant également l’adoption du Programme de développement durable à l’horizon
2030 1 , et soulignant qu’il est indispensable de veiller à ce qu’aucune personne ne soit
oubliée, notamment les personnes âgées,
Conscient de la contribution essentielle que les personnes âgées, hommes et
femmes, peuvent apporter à la bonne marche de la société, ainsi qu’à l’application du
Programme 2030,
Prenant note avec satisfaction des progrès accomplis à l’échelle régionale en ce qui
concerne la protection et la promotion des droits de l’homme des personnes âgées,
notamment de la Convention interaméricaine sur la protection des droits de l’homme des
personnes âgées et du Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples
relatif aux droits des personnes âgées en Afrique, tels qu’adoptés par les États qui y sont
parties,
Sachant que, selon les projections, entre 2015 et 2030, le nombre de personnes âgées
de 60 ans ou plus devrait augmenter de 56 % et passer de 901 millions à 1,4 milliard,
sachant que c’est dans les pays en développement que l’augmentation sera la plus forte et la
plus rapide, et considérant qu’une plus grande attention doit être portée aux problèmes
spécifiques concernant les personnes âgées, y compris dans le domaine des droits de
l’homme,
Préoccupé par les formes multiples de discrimination auxquelles les personnes âgées
peuvent être confrontées et par le taux élevé de pauvreté et d’isolement parmi ce groupe
particulièrement vulnérable, surtout parmi les femmes âgées, les personnes handicapées, les
personnes d’ascendance africaine, les autochtones, les personnes appartenant à des
minorités nationales ou ethniques, religieuses et linguistiques, les ruraux, les personnes
vivant dans la rue, les migrants et les réfugiés, entre autres groupes,
1.
Est conscient que les personnes âgées font face, dans l’exercice de leurs
droits fondamentaux, à un certain nombre de difficultés particulières dont il faut s’occuper
de toute urgence, notamment dans les domaines de la prévention de la violence et de la
maltraitance et de la protection contre celles-ci, de la protection sociale, de l’alimentation et
du logement, du droit au travail, de l’égalité et de la non-discrimination, de l’accès à la
justice, de l’éducation, de la formation, des soins de santé, des soins palliatifs et de longue
durée, de l’apprentissage tout au long de la vie, de la participation et de l’accessibilité ;
2.
Insiste sur la nécessité d’appliquer, en matière de prise en charge des
personnes âgées, une approche globale, n’excluant personne, qui soit durable et fondée sur
les droits de l’homme, et sur la nécessité d’une coordination entre secteurs, politiques,
institutions, autorités régionales et locales, tout au long de la chaîne des soins, depuis la
prévention, la promotion et la réadaptation jusqu’aux soins de longue durée et aux soins
palliatifs, en passant par la prise en charge sociale et les autres services collectifs ;
3.
Rappelle la nécessité de lutter contre les diverses formes de violence à
l’égard des personnes âgées, phénomène très répandu qui englobe la discrimination dans la
sphère publique, la discrimination linguistique et dans l’emploi, les difficultés d’accès,
l’isolement, le délaissement, l’exploitation financière, la violence physique et
psychologique et le déni des besoins de base, et les agressions physiques ;
1
2
Résolution 70/1 de l’Assemblée générale.
GE.16-17221
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