A/RES/53/108
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Considérant qu'il faut renforcer le rôle que jouent l'Organisation des Nations Unies et les institutions
spécialisées compétentes dans la lutte contre le terrorisme international, et ayant à l'esprit les propositions
du Secrétaire général visant à renforcer le rôle de l'Organisation à cet égard,
Rappelant que dans la Déclaration sur les mesures visant à éliminer le terrorisme international
annexée à sa résolution 49/60, elle a invité les États à examiner d'urgence la portée des dispositions
juridiques internationales en vigueur qui concernent la prévention, la répression et l'élimination du
terrorisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations, afin de s'assurer qu'il existe un cadre
juridique général couvrant tous les aspects de la question,
Gardant à l'esprit la possibilité d'envisager dans un avenir proche l'élaboration d'une convention
portant sur tous les aspects du terrorisme international,
Considérant que la douzième Conférence des chefs d'État ou de gouvernement des pays non alignés
tenue à Durban (Afrique du Sud) du 29 août au 3 septembre 1998 a réaffirmé sa position collective sur le
terrorisme et a récemment pris l'initiative de demander qu'une conférence internationale au sommet soit
convoquée sous les auspices de l'Organisation des Nations Unies pour formuler une réponse concertée de
la communauté internationale au terrorisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations2,
Consciente qu'il est urgent de renforcer la coopération internationale pour empêcher le financement
du terrorisme et d'élaborer un instrument juridique approprié,
Ayant examiné le rapport du Secrétaire général3,
1. Condamne énergiquement tous les actes et toutes les méthodes et pratiques de terrorisme qu'elle
juge criminels et injustifiables, où qu'ils soient commis et quels qu'en soient les auteurs;
2. Réitère que les actes criminels qui, à des fins politiques, sont conçus ou calculés pour provoquer
la terreur dans la population, dans un groupe de personnes ou chez des individus sont injustifiables en
toutes circonstances et quels que soient les motifs de nature politique, philosophique, idéologique, raciale,
ethnique, religieuse ou autre invoqués pour les justifier;
3. Demande de nouveau à tous les États d'adopter de nouvelles mesures conformément aux
dispositions pertinentes du droit international, y compris aux normes internationales relatives aux droits
de l'homme, en vue de prévenir le terrorisme et de renforcer la coopération internationale dans la lutte
contre le terrorisme et, à cette fin, d'envisager en particulier la mise en œuvre de mesures telles que celles
qui sont énumérées aux alinéas a à f du paragraphe 3 de sa résolution 51/210;
4. Demande également de nouveau à tous les États, en vue de mieux assurer l'application effective
des instruments juridiques pertinents, d'intensifier, selon qu'il conviendra, l'échange d'informations sur les
faits liés au terrorisme, en veillant à ne pas diffuser des informations inexactes ou non vérifiées;
2
Voir A/53/667-S/1998/1071, annexe I, par. 149 à 162; voir Documents officiels du Conseil de
sécurité, cinquante-troisième session, Supplément d’octobre, novembre et décembre 1998, document
S/1998/1071.
3
A/53/314 et Corr.2 et Add.1.
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