A/RES/53/172
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Constatant les avantages de l’intégration croissante des marchés mondiaux et le rôle important des
mouvements de capitaux pour le développement économique et le bien-être social,
Profondément inquiète de la tendance globale à la diminution de l’aide publique au développement,
qui représente un apport extérieur appréciable pour le financement du développement et un moyen
important d’appuyer les pays en développement, en particulier les pays les moins avancés, dans leurs
efforts visant à créer des conditions favorables pour éliminer la pauvreté et répondre aux besoins sociaux
de base, notamment quand les flux de capitaux privés sont insuffisants ou absents,
Déplorant que la crise actuelle des marchés financiers, caractérisée, entre autres, par des sorties
massives et soudaines de capitaux des pays touchés et par la réduction brutale des flux financiers privés
en direction des pays en développement et de certains pays en transition, ait creusé les écarts des taux
d’intérêt, ce qui a entraîné un net ralentissement de l’activité économique,
Accueillant avec satisfaction les efforts que continuent de déployer les pays touchés par la crise pour
rétablir la stabilité financière et économique, atténuer les retombées sociales de la crise et relancer leurs
économies et, dans ce contexte, se félicitant de l’appui que continue d’apporter la communauté
internationale, y compris les institutions financières multilatérales, aux pays touchés,
Constatant avec une vive inquiétude que la crise financière internationale a pris des proportions
extrêmement préoccupantes, qu’elle menace le développement de l’économie mondiale et que les
turbulences financières, si elles devaient se poursuivre, pourraient porter un sérieux coup d’arrêt à
l’économie mondiale, en particulier aux progrès réalisés par la plupart des pays en développement dans
les années 90,
Se déclarant préoccupée par les effets néfastes de la crise financière sur le commerce international,
en particulier l’effondrement des cours des matières premières, qui compromet gravement les perspectives
de croissance des pays en développement et de certains pays en transition, et soulignant que la
libéralisation de tous les marchés, conformément au régime multilatéral du commerce, et le développement
croissant des échanges mondiaux sont des éléments décisifs pour sortir de la crise, et rejetant le recours
à toute mesure protectionniste,
Se déclarant préoccupée par le fait que la crise financière compromet gravement la croissance et les
perspectives de développement des pays les moins avancés,
Consciente que la crise actuelle a mis en évidence les imperfections du système financier international
et qu’il est urgent de mettre en chantier un vaste train de réformes pour renforcer ce système afin qu’il
puisse répondre plus efficacement et rapidement aux nouveaux défis de l’intégration financière mondiale,
Se félicitant de la réunion spéciale de haut niveau entre le Conseil économique et social et les
institutions de Bretton Woods, tenue à New York le 18 avril 1998, et de la réunion entre le «Programme
d’échanges» de la Banque mondiale et une délégation d’ambassadeurs auprès de l’Organisation des
Nations Unies, dirigée par le Président du Conseil économique et social, qui a eu lieu à Washington les
27 et 28 mai 1998,
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