A/RES/59/212
6.
Constate que la croissance économique et le développement durable font
partie des éléments qui permettent aux États d’être mieux à même de faire face aux
catastrophes naturelles, d’en atténuer les effets et de s’y préparer ;
7.
Réaffirme que l’analyse des risques de catastrophe et la réduction de la
vulnérabilité aux catastrophes font partie intégrante des stratégies d’assistance
humanitaire, de lutte contre la pauvreté et de développement durable, et doivent être
prises en compte dans les plans de développement de tous les pays et de toutes les
agglomérations vulnérables, y compris, lorsqu’il y a lieu, dans les plans relatifs au
relèvement après une catastrophe et à l’organisation du passage de la phase des
secours à celle de l’aide au développement, et affirme que, dans le cadre des
stratégies de prévention, il faut renforcer encore la préparation aux catastrophes et
les systèmes d’alerte rapide aux niveaux du pays et de la région, notamment grâce à
une meilleure coordination entre les organismes des Nations Unies concernés et à la
coopération avec les gouvernements des pays touchés et les organisations
compétentes, régionales ou autres, afin que les mesures prises pour faire face aux
catastrophes naturelles soient aussi efficaces que possible et que les conséquences
des catastrophes soient amoindries, particulièrement dans les pays en
développement ;
8.
Souligne l’importance des résultats de la vingt-huitième Conférence
internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge qui s’est tenue à Genève du
2 au 6 décembre 2003 ;
9.
Souligne également l’importance d’une meilleure coopération
internationale, notamment par l’intermédiaire des organismes des Nations Unies et
des organisations régionales, en vue d’aider les pays en développement dans l’action
qu’ils mènent pour acquérir, aux niveaux local et national, des capacités qui leur
permettent de prévoir les catastrophes naturelles, de s’y préparer et d’y réagir de
façon efficace et rationnelle ;
10. Souligne en outre qu’il faut que les gouvernements des pays touchés, les
organismes des Nations Unies, les organismes d’aide humanitaire compétents et les
entreprises spécialisées s’associent pour promouvoir la formation visant à renforcer
la préparation aux catastrophes naturelles et les mesures prises pour y faire face ;
11. Demande aux États, à l’Organisation des Nations Unies et aux autres
acteurs concernés, selon qu’il conviendra, d’aider à combler les lacunes dans les
connaissances en matière de gestion des catastrophes et de réduction des risques en
déterminant comment améliorer les systèmes et réseaux de collecte et d’analyse des
informations sur les catastrophes, la vulnérabilité et les risques, et de faciliter la
prise de décisions judicieuses ;
12. Souligne qu’il importe d’encourager la mise à disposition et le transfert
aux pays en développement touchés par des catastrophes naturelles des technologies
et des connaissances ayant trait aux systèmes d’alerte rapide et aux programmes
d’atténuation des effets des catastrophes ;
13. Préconise une utilisation plus poussée des techniques de télédétection
spatiales et terrestres pour prévenir les catastrophes naturelles, en atténuer les effets
et les gérer, selon les besoins ;
14. Préconise également la mise en commun par les gouvernements, les
agences spatiales et les organismes internationaux humanitaires et d’aide au
développement concernés, selon qu’il conviendra lors de telles opérations, de
données géographiques, y compris des images obtenues par télédétection ainsi que
des données provenant des systèmes d’information géographique et du système
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