A/RES/74/127
Violence à l’égard des travailleuses migrantes
politiques, et engage également les gouvernements à s’assurer que ce processus
bénéficie d’un financement adéquat et que les politiques qui en résultent sont assorties
d’objectifs et d’indicateurs mesurables, d’échéances, de mesures de contrôle et de
responsabilisation, en particulier pour les agences de placement, les employeurs et les
fonctionnaires, et qu’il prévoit des évaluations d’impact et assure, au moyen de
mécanismes appropriés, une coordination multisectorielle au sein des pays d ’origine,
de transit et de destination et entre eux ;
41. Engage les gouvernements concernés, en particulier ceux des pays
d’origine, de transit et de destination, à mettre à profit les compétences de
l’Organisation des Nations Unies, notamment celles de la Division de statistique du
Département des affaires économiques et sociales du Secrétariat, de l ’Organisation
internationale du Travail et de l’Entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et
l’autonomisation des femmes (ONU-Femmes), pour élaborer et développer à l’échelle
nationale des méthodes de collecte, d’analyse et de diffusion de données ventilées par
sexe qui leur permettront d’obtenir des données comparables et pour mettre en place
des systèmes de suivi et d’information sur la violence à l’égard des travailleuses
migrantes et, autant que faire se peut, sur les violations de leurs droits à tous les stades
du processus de migration, et à :
a)
Étudier plus avant le coût de la violence à l’égard des femmes, y compris
les travailleuses migrantes, pour les femmes elles-mêmes, leur famille et leur
communauté ;
b)
Analyser les choix qui s’offrent aux travailleuses migrantes et leur
contribution au développement ;
c)
Évaluer et mesurer plus avant les coûts et les frais de recrutement, en
fournissant des données ventilées par sexe et des analyses adéquates, lorsqu’il en
existe ;
d)
Concourir à l’amélioration des macrodonnées sur le coût des migrations et
les transferts de fonds, qui permettent de définir et d’appliquer les politiques voulues ;
42. Engage les organismes des Nations Unies et les institutions apparentées à
poursuivre et intensifier leurs efforts, à promouvoir des partenariats avec toutes les
parties prenantes, notamment les organisations de la société civile, et à coordonner
comme il convient leur action en vue de faire effectivement appliquer les instruments
internationaux et régionaux, de façon à en accroître les retombées par des mesures
concrètes de promotion des droits des travailleuses migrantes ;
43. Prie le Secrétaire général de lui présenter, à sa soixante-seizième session,
un rapport complet, analytique et thématique sur le problème de la violence à l ’égard
des travailleuses migrantes, en particulier les travailleuses domestiques, et sur la suite
donnée à la présente résolution, en tenant compte des données les plus récentes
recueillies par les États Membres, les organismes des Nations Unies, en particulier
l’Organisation internationale du Travail, l’Organisation internationale pour les
migrations, le Programme des Nations Unies pour le développement, ONU-Femmes
et l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, ainsi que des rapports des
rapporteuses et rapporteurs spéciaux qui traitent de la situation des travailleuses
migrantes et des informations provenant d’autres sources utiles, notamment les
organisations non gouvernementales.
50 e séance plénière
18 décembre 2019
14/14
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