A/HRC/RES/57/34
Notant avec préoccupation les retards pris dans la mise en œuvre des mesures prises
par le Gouvernement pour l’amélioration de la justice, sur le plan tant judiciaire que
pénitentiaire, en particulier dans la prison de Makala,
Profondément préoccupé par la persistance des violations des droits de l’homme et
atteintes à ces droits, y compris celles commises à l’encontre des femmes et des enfants,
notamment dans les zones touchées par les conflits,
Préoccupé par la dégradation des conditions de sécurité et du respect des droits de
l’homme dans certains secteurs de l’est de la République démocratique du Congo, avec une
situation qui reste préoccupante notamment dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu, du
Sud-Kivu, du Maniema et de Tanganyika,
Préoccupé également par les discours d’incitation à la haine, en violation du
paragraphe 2 de l'article 20 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, et
priant le Gouvernement d’accélérer le processus pour l’adoption du projet de loi actuellement
en discussion au Parlement sur la question,
Notant les progrès réalisés par les Forces armées de la République démocratique du
Congo pour prévenir le recrutement et l’utilisation des enfants et y mettre fin,
Préoccupé par les conséquences humanitaires de la violence touchant les populations
civiles, en particulier les femmes et enfants, qui ont conduit à une augmentation significative
du nombre de personnes déplacées à l’intérieur du pays et de personnes ayant besoin
d’assistance humanitaire,
Notant avec satisfaction les progrès réalisés ces dernières années, ainsi que les
mesures prises par le Président de la République pour lutter contre les atteintes aux libertés
fondamentales et aux droits de l’homme en République démocratique du Congo,
Appelant le Gouvernement de la République démocratique du Congo à poursuivre et
à intensifier ses efforts afin de respecter et de garantir tous les droits de l’homme et toutes les
libertés fondamentales pour tous, conformément à ses obligations internationales, et à
respecter l’état de droit,
Rappelant la nécessité de garantir non seulement le droit de l’opposition mais aussi le
plein exercice du mandat parlementaire dans un régime démocratique,
Notant la coopération du Gouvernement de la République démocratique du Congo
avec l’Équipe d’experts internationaux, notamment en facilitant l’accès au pays, aux sites et
aux personnes,
Notant également les efforts déployés dans la région, en particulier par l’Union
africaine, la Communauté de développement de l’Afrique australe et la Conférence
internationale sur la région des Grands Lacs, ainsi que par la Communauté de l’Afrique de
l’Est à travers les processus de Luanda et de Nairobi visant à contribuer à la paix et à la
stabilité en République démocratique du Congo,
Notant en outre les progrès encourageants obtenus grâce à la médiation de l’Angola,
notamment au cours des deux dernières réunions ministérielles tenues à Luanda en août et
septembre 2024, afin de parvenir à une paix durable en République démocratique du Congo
et de désamorcer les tensions dans la région des Grands Lacs,
Accueillant positivement la décision du Gouvernement de poursuivre sa coopération
avec le Bureau conjoint des Nations Unies pour les droits de l’homme, en particulier dans le
cadre du retrait de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en
République démocratique du Congo,
Notant les progrès réalisés dans la lutte contre l’impunité des auteurs de violences
sexuelles, notamment à travers la promulgation par le Président de la République de la loi
n°22/065 du 26 décembre 2022 fixant les principes fondamentaux relatifs à la protection et à
la réparation des victimes de violences sexuelles liées aux conflits et des victimes des crimes
contre la paix et la sécurité de l’humanité,
Notant avec une grande préoccupation que la situation de conflit prolongé dans l’est
de la République démocratique du Congo est à l’origine de nombreuses violations des droits
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