A/RES/50/91
Page 2
Notant avec satisfaction que dans un certain nombre de pays en
développement, le processus de croissance économique a profité de
l’accroissement récent des flux de capitaux privés internationaux,
Se félicitant des efforts que les pays en développement continuent de
faire pour créer un environnement national plus favorable et soulignant qu’un
nombre considérable de pays en développement, en particulier parmi les pays
les moins avancés, notamment en Afrique, n’ont pas bénéficié des flux de
capitaux susmentionnés,
Se déclarant préoccupée, dans ce contexte, par le déclin, en valeur
réelle, observé ces trois dernières années du volume global de l’aide publique
au développement destinée aux pays en développement,
Se déclarant également préoccupée par le fait que de nombreux pays en
développement, à mesure qu’ils libéralisaient leur réglementation des
opérations économiques et financières avec l’étranger, sont devenus plus
vulnérables aux fluctuations soudaines des flux de capitaux privés sur les
marchés financiers internationaux,
Notant qu’il faut promouvoir la création d’un environnement propre à
assurer la stabilité des flux internationaux de capitaux privés et à prévenir
l’effet déstabilisateur que produisent les variations soudaines des flux de
capitaux privés en vue notamment de stimuler le développement, en particulier
dans les pays en développement,
Consciente du rôle du Fonds monétaire international dans la promotion
d’un environnement financier international stable et propice à la croissance
économique, et tenant compte du renforcement des relations de coopération
entre l’Organisation des Nations Unies et le Fonds,
1.
Souligne que l’intégration financière mondiale lance des défis
nouveaux et offre des chances nouvelles à la communauté internationale et
qu’elle doit être un thème très important du dialogue entre les organismes des
Nations Unies et les institutions de Bretton Woods;
2.
Souligne qu’il faut encourager les flux de capitaux privés,
surtout de capitaux à long terme, vers tous les pays, en particulier vers les
pays en développement, tout en réduisant le risque d’instabilité;
3.
Considère que, étant donné la mondialisation de l’économie,
l’adoption, par chaque pays, de saines politiques budgétaires et monétaires
est un des facteurs essentiels pour prévenir les crises liées aux flux de
capitaux;
4.
Souligne la nécessité d’étudier les moyens d’élargir et de
renforcer la coopération et, s’il y a lieu, la coordination des politiques
macro-économiques entre les pays intéressés, les autorités et les institutions
monétaires et financières en vue de renforcer les dispositifs de consultation
préventive entre ces organismes, de manière à promouvoir la création d’un
environnement financier international stable, propice à la croissance
économique, en particulier dans les pays en développement, en tenant compte
des besoins des pays en développement ainsi que des situations susceptibles
d’avoir des répercussions considérables sur le système financier
international;
5.
Réaffirme qu’il faut élargir et renforcer la participation des
/...