Renforcement du programme des Nations Unies pour la prévention du crime
et la justice pénale, surtout de ses capacités de coopération technique
A/RES/70/178
peuvent avoir affaire au système de justice pénale, y compris les membres
vulnérables de la société, indépendamment de leur statut, qui peuvent être victimes
de formes multiples et aggravées de discrimination, et de prévenir et combattre la
criminalité motivée par l’intolérance ou les discriminations quelles qu’elles soient,
Vivement préoccupée par les répercussions négatives de la corruption sur le
développement et l’exercice des droits de l’homme et considérant l’importance
universelle que revêtent la bonne gouvernance, la transparence, l’intégrité et
l’application du principe de responsabilité, en préconisant donc une tolérance zéro à
l’égard de la corruption et l’adoption de mesures plus efficaces pour empêcher et
lutter contre la corruption sous toutes ses formes, y compris la pratique des pots-devin, ainsi que le blanchiment du produit de la corruption et d’autres formes de
criminalité,
Gardant à l’esprit que la restitution des avoirs est à la fois l’un des objectifs
principaux et un principe fondamental de la Convention des Nations Unies contre la
corruption et que les États qui y sont parties ont obligation de s’accorder
mutuellement la coopération la plus large à cet égard,
Considérant que, de par le grand nombre de leurs signataires et l’étendue de
leur champ d’application, la Convention des Nations Unies contre la criminalité
transnationale organisée 9 et la Convention des Nations Unies contre la corruption
sont des fondements importants de la coopération internationale, notamment en
matière d’extradition, d���entraide judiciaire et de confiscation et recouvrement
d’avoirs, et qu’elles offrent des mécanismes efficaces qui devraient être davantage
utilisés et appliqués,
Soulignant qu’il importe de renforcer la coopération internationale en se
fondant sur les principes de la responsabilité partagée et dans le respect du droit
international, pour lutter efficacement contre le problème mondial de la drogue,
démanteler les réseaux illicites et combattre la criminalité transnationale organisée,
y compris le blanchiment d’argent, le trafic de migrants, la traite des personnes, le
trafic d’armes et d’autres formes de criminalité organisée, qui tous menacent la
sécurité nationale et compromettent le développement durable et l’état de droit,
Notant la contribution importante que la coopération entre les secteurs public
et privé peut apporter aux efforts visant à prévenir et combattre les activités
criminelles, notamment la criminalité transnationale organisée, la corruption et le
terrorisme, en particulier dans le secteur du tourisme,
Réaffirmant les engagements pris par les États Membres dans le cadre de la
Stratégie antiterroriste mondiale des Nations Unies, adoptée le 8 septembre 2006 10,
et à l’occasion de ses examens biennaux successifs,
Rappelant l’importance des mesures visant à éliminer le terrorisme
international qu’elle a adoptées aux termes de sa résolution 69/127 et l’adoption, le
18 décembre 2013, de sa résolution 68/178 sur la protection des droits de l’homme
et des libertés fondamentales dans la lutte antiterroriste,
Rappelant également sa résolution 66/177 du 19 décembre 2011, relative au
renforcement de la coopération internationale dans la lutte contre les effets néfastes
des flux financiers illicites résultant d’activités criminelles, dans laquelle elle a prié
_______________
9
Nations Unies, Recueil des Traités, vol. 2225, no 39574.
Résolution 60/288.
10
3/17