A/RES/52/144
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Notant que le Commonwealth s'inquiète du maintien en place du gouvernement militaire et du fait que
les droits fondamentaux de la personne humaine ne sont pas respectés, et qu'il a décidé de reconduire la
suspension du Nigéria,
1.
Accueille avec satisfaction:
a) L'engagement formel pris par le Gouvernement nigérian d'instaurer l'autorité civile, la démocratie
multipartite et les libertés de réunion, de la presse et des activités politiques avant le 1er octobre 1998, et
rappelant à cet égard la déclaration qu'il a faite le 1er octobre 1995 et qu'il a récemment confirmée;
b) La décision prise par la Commission des droits de l'homme de nommer un rapporteur spécial chargé
d'étudier la situation des droits de l'homme au Nigéria5 ;
c) La note du Secrétaire général sur sa mission de bons offices6, et prie le Secrétaire général, agissant
en coopération avec le Commonwealth, de poursuivre ses pourparlers avec le Gouvernement nigérian et de
rendre compte des progrès réalisés dans l'application de la présente résolution et des possibilités qui s'offrent
à la communauté internationale de proposer au Nigéria une aide concrète en vue du rétablissement de la
démocratie et de la pleine jouissance des droits de l'homme dans le pays;
2.
Se déclare profondément préoccupée:
a) Par les violations graves et persistantes des droits de l'homme et des libertés fondamentales au
Nigéria, notamment par les détentions arbitraires, et l'inobservation des procédures judiciaires régulières;
b) Par l'absence de gouvernement représentatif au Nigéria, qui a entraîné des violations des droits de
l'homme et des libertés fondamentales et est contraire aux vœux de la population qui s'est prononcée en
faveur d'un gouvernement démocratique, comme en témoigne le résultat des élections de 1993;
c) Par le fait que, parmi les personnes détenues au Nigéria, certaines autres vont elles aussi être jugées
en vertu de la procédure judiciaire entachée d'irrégularités qui a conduit à l'exécution arbitraire de Ken
Saro-Wiwa et de ses compagnons;
d) Par le fait que le Gouvernement nigérian n'a fait aucun préparatif pour assurer le rétablissement d'un
gouvernement représentatif à l'issue d'élections marquées par une participation populaire authentique dans
un contexte multipartite;
e) Par le fait que, dans le passé, le Gouvernement nigérian a refusé de coopérer avec la Commission
des droits de l'homme et ses mécanismes;
3. Demande au Gouvernement nigérian:
a) D'assurer d'urgence le respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales, notamment le
droit à la vie, en libérant tous les prisonniers politiques, y compris ceux qui ont été arrêtés à l'occasion des
élections présidentielles de 1993, dont le chef M. K. O. Abiola, les dirigeants syndicaux, les défenseurs des
droits de l'homme et les journalistes actuellement détenus, en améliorant les conditions de détention et en
garantissant les libertés de la presse, d'opinion et d'association ainsi que le respect des droits de tous,
y compris les membres de minorités;
5
Documents officiels du Conseil économique et social, 1997, Supplément no 3 (E/1997/23), chap. II, sect. A,
résolution 1997/53.
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A/52/688.
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