A/RES/73/149
Intensification de l’action mondiale visant à éliminer les mutilations génitales féminines
à encourager leur participation, notamment celle des femmes et des filles touchées
par la pratique, des communautés où ces mutilations sont pratiquées et des
organisations non gouvernementales, dans l’élaboration, l’application et l’évaluation
de ces stratégies et plans d’action ;
11. Exhorte les États à prendre, dans le cadre général des politiques
d’intégration et en consultation avec les communautés concernées, des mesures
ciblées, efficaces et spécifiques en faveur des réfugiées et des migrantes ainsi que de
leurs familles et de leurs communautés afin de protéger les femmes et les filles des
mutilations génitales partout dans le monde, y compris lorsqu’elles sont pratiquées
en dehors du pays de résidence ;
12. Exhorte également les États à adopter une démarche globale et
systématique, respectueuse des différences culturelles, qui intègre une composante
sociale et soit fondée sur les droits de la personne et l ’égalité des genres pour ce qui
est de dispenser aux familles, aux responsables locaux et aux membres de toutes les
professions une éducation et une formation pertinentes au regard de la protection et
de l’autonomisation des femmes et des filles, afin de mieux sensibiliser le public et
de le mobiliser davantage en faveur de l’élimination des mutilations génitales
féminines ;
13. Exhorte en outre les États à dégager et à allouer des ressources suffisantes
à la mise en œuvre des politiques, des programmes et des cadres législatifs visant à
éliminer les mutilations génitales féminines, en particulier des mesures reposant sur
l’informatique et les communications, et à faciliter l’acquisition et l’échange de
connaissances ;
14. Engage les États à élaborer, à appuyer et à mettre en œuvre des stratégies
globales et intégrées de prévention des mutilations génitales féminines, notamment
en formant les assistants sociaux, le personnel médical, les responsables locaux, les
chefs religieux et les professionnels concernés, à veiller à ce que ceux -ci dispensent
avec compétence des services d’accompagnement et des soins à toutes les femmes et
à toutes les filles qui risquent de subir ou ont subi des mutilations génitales et à les
encourager à signaler aux autorités compétentes les cas dans lesquels ils pensent que
des femmes ou des filles sont exposées à ce risque ;
15. Engage également les États à appuyer, dans le cadre d’une démarche
globale visant à éliminer les mutilations génitales féminines, les programmes
associant les exciseuses traditionnelles à des projets locaux en vue de l ’élimination
de cette pratique, y compris, le cas échéant, en aidant les communautés où elles
exercent à leur trouver et à leur procurer d’autres moyens de subsistance ;
16. Engage la communauté internationale, les entités concernées du système
des Nations Unies, la société civile et les institutions financières internationales à
continuer de soutenir activement, grâce à des ressources financières et à une
assistance technique accrues, les programmes ciblés et exhaustifs répondant aux
besoins et aux priorités des femmes et des filles qui risquent de subir ou ont subi des
mutilations génitales ;
17. Engage la communauté internationale à soutenir énergiquement,
notamment par une aide financière accrue, l’exécution d’un troisième volet du
Programme conjoint du Fonds des Nations Unies pour la population et du Fonds des
Nations Unies pour l’enfance concernant les mutilations et ablations génitales
féminines : accélérer le changement, lequel se poursuivra jusqu’en 2020, ainsi que les
programmes nationaux axés sur l’élimination des mutilations génitales féminines ;
18. Souligne que des progrès ont été réalisés en vue d’éliminer les mutilations
génitales féminines dans un certain nombre de pays grâce à une démarche commune
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18-22201