A/RES/54/114
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Consciente de la gravité des répercussions que le problème informatique du passage à l’an 2000 pourrait
avoir dans tous les pays, qui sont de plus en plus interdépendants sur le plan économique,
Soulignant que le problème informatique du passage à l’an 2000 risque de toucher, en même temps que
les systèmes informatiques, une grande partie du matériel de commande électronique contenant des puces
intégrées et des horloges internes, ce qui aurait toutes sortes de répercussions sur d’importants secteurs tels
que l’alimentation en énergie, les télécommunications, les systèmes financiers, les transports, la santé publique,
le fonctionnement des bâtiments et des usines, l’approvisionnement alimentaire, les services d’urgence et les
services gouvernementaux, y compris l’organisation des services de protection sociale,
Soulignant également que les gouvernements, ainsi que les organisations privées, publiques et
internationales, doivent s’attaquer au problème informatique du passage à l’an 2000 par une action soutenue
et coordonnée,
Notant que les effets du passage à l’an 2000 ne se limitent pas au 1er janvier 2000 mais pourraient durer
toute l’année, les systèmes continuant d’utiliser des données liées à des dates pour les opérations et calculs
mensuels,
Se félicitant que la Banque mondiale ait créé un fonds d’affectation spéciale pour appuyer les activités
entreprises pour résoudre le problème informatique du passage à l’an 2000 et remerciant les États Membres
des contributions volontaires versées à ce fonds,
Saluant les efforts déployés par le Groupe de travail spécial à composition non limitée sur l’informatique
du Conseil économique et social afin de mieux faire connaître le problème informatique du passage à
l’an 2000,
1. Prie tous les États Membres de continuer de s’efforcer de résoudre le problème informatique du
passage à l’an 2000 avant la date charnière du 31 décembre 1999, notamment en s’attachant à faire en sorte
que le secteur privé s’en occupe par tous les moyens et en cherchant eux-mêmes à le régler dans les
systèmes qui dépendent d’eux;
2. Demande instamment aux États Membres de prendre les mesures correspondant aux pratiques
optimales, telles que l’utilisation de logiciels antivirus, afin de se prémunir contre le risque supplémentaire que
constituent des logiciels pouvant être introduits par malveillance dans les systèmes informatiques en vue de
provoquer des défaillances ou de faciliter l’accès illégal à l’information en faisant croire qu’il s’agit d’un
problème lié au passage à l’an 2000;
3. Engage tous les États Membres à accorder la plus grande importance aux plans d’action en cas
d’incident et à achever la mise au point de ces plans afin de faire face au risque de défaillances majeures
dans les secteurs public et privé;
4. Engage les États Membres à mettre en plac e des mécanismes nationaux et régionaux destinés à
rétablir les services en cas d’interruption après le 1er janvier 2000 imputable au problème informatique du
passage à l’an 2000, et à y participer;
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