Droits des peuples autochtones
A/RES/73/156
notamment les femmes et les filles autochtones »10, qui appelle l’attention sur cette
question, et consciente des effets négatifs des formes multiples et conjuguées de
discrimination,
Soulignant qu’il importe de donner des moyens aux femmes et aux jeunes
autochtones et de renforcer leurs capacités, notamment leur aptitude à participer
pleinement et activement à la prise des décisions sur les aspects qui les concernent
directement, y compris les politiques, programmes et ressources, le cas échéant,
destinés à assurer leur bien-être et celui des enfants autochtones, en particulier dans
les domaines de la santé, de l’éducation, de l’emploi et de la transmission des langues,
des pratiques et des savoirs traditionnels, et consciente qu’il faut prendre des mesures
pour favoriser la connaissance et la compréhension de leurs droits,
S’inquiétant vivement du grand nombre de langues menacées, en particulier de
langues autochtones, et soulignant que, malgré les efforts entrepris, il reste urgent de
préserver, de promouvoir et de faire revivre les langues menacées, en particulier les
langues autochtones,
Réaffirmant l’importance de l’Année internationale des langues autochtones,
dont l’objectif est d’appeler l’attention sur le risque de disparition des langues
autochtones et sur l’impérieuse nécessité de préserver, de revitaliser et de promouvoir
ces langues, y compris comme vecteurs d’éducation, et de prendre sans délai de
nouvelles mesures à cette fin aux niveaux national et international,
Se félicitant des progrès accomplis dans les préparatifs de l’Année
internationale des langues autochtones en vue de sa célébration en 2019, y compris le
rôle de premier plan joué par l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la
science et la culture dans l’élaboration d’un plan d’action et la constitution du comité
directeur chargé d’organiser la célébration de l’Année internationale, en concertation
et en coopération avec les États Membres, l’Instance permanente sur les questions
autochtones, la Rapporteuse spéciale du Conseil des droits de l'homme sur les droits
des peuples autochtones, le Mécanisme d’experts sur les droits des peuples
autochtones, les peuples autochtones eux-mêmes et diverses parties prenantes,
Considérant que les peuples autochtones peuvent contribuer au traitement de
nombreuses questions préoccupant la communauté internationale,
Considérant également qu’il importe pour les peuples autochtones de revitaliser,
d’utiliser, d’enrichir et de transmettre aux générations futures leur histoire, leurs
langues, leurs traditions orales, leur philosophie, leur système d’écriture et leur
littérature,
Constatant avec inquiétude que, dans certains contextes, on observe parmi les
peuples autochtones un taux de suicide considérablement plus élevé que dans
l’ensemble de la population, en particulier chez les jeunes et les enfants autochtones,
Gardant à l’esprit qu’il importe de promouvoir le respect des droits des enfants
autochtones et en particulier d’éliminer les pires formes de travail des enfants,
conformément au droit international, notamment aux dispositions pertinentes du droit
des droits de l’homme et du droit international du travail,
Constatant l’importance de l’accès à la justice dans la promotion et la protection
des droits des peuples et des personnes autochtones ainsi que la nécessité d’analyser
les obstacles rencontrés dans ce domaine, en particulier par les femmes, les enfants,
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18-22251
Voir Documents officiels de l’Assemblée générale, soixante et onzième session, Supplément n o 53
(A/71/53), chap. V, sect. A.
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