A/HRC/RES/26/15
j)
Favoriser l’accès, dans des conditions d’égalité, à l’alphabétisation,
à l’éducation, à des services de santé, à la sécurité alimentaire, à des activités de formation
professionnelle et d’aptitude à l’encadrement, au mentorat et à des perspectives d’emploi,
qui permettent aux femmes d’acquérir les compétences nécessaires pour parvenir à leur
pleine émancipation politique et économique;
k)
Assurer la promotion et la protection des droits en matière de santé sexuelle
et génésique, ainsi que des droits en matière de procréation, conformément au Programme
d’action de la Conférence internationale sur la population et le développement,
au Programme d’action de Beijing et aux documents finals issus des conférences d’examen
s’y rapportant;
l)
Améliorer la sécurité des filles sur le chemin de l’école et à l’école,
notamment en créant des conditions de sécurité et de non violence, en améliorant les
infrastructures, comme les transports, en mettant à leur disposition des installations
sanitaires adaptées qui leur soient réservées, en améliorant l’éclairage, en aménageant des
cours de récréation et un environnement sûr; et adopter des politiques nationales pour
interdire, prévenir et combattre la violence contre les enfants, en particulier les filles,
notamment le harcèlement sexuel, les brimades et les autres formes de violence, au moyen
de mesures telles que des activités de prévention de la violence dans les écoles et les
communautés, et en instituant des sanctions contre les auteurs de violence sur les filles,
et en les appliquant;
m)
Faire mieux prendre conscience aux femmes, en particulier celles qui courent
des risques avérés de violence sexuelle et sexiste, de leurs droits, de la loi et de la protection
et des voies de recours qu’elle offre, notamment en diffusant des informations sur les
services d’assistance existants à l’intention des femmes et des membres de leur famille qui
ont été victimes d’actes de violence, et en veillant à ce que toutes les femmes qui ont été
victimes de la violence soient dûment informées, et en temps utile, à tous les stades de la
procédure judiciaire, et combattre la stigmatisation sociale et la discrimination auxquelles
se heurtent les victimes de la violence;
n)
Incorporer une perspective de genre dans les politiques économiques et
sociales, y compris dans les stratégies de développement et d’élimination de la pauvreté,
pour faire en sorte que l’élaboration et la mise en œuvre de stratégies pertinentes
contribuent à l’émancipation économique des femmes et, partant, à réduire le risque
qu’elles soient victimes de violence;
7.
Affirme que les États doivent recueillir des données et des statistiques
précises et détaillées sur la violence contre les femmes et les filles, ventilées selon le sexe,
l’âge, le handicap et d’autres variables pertinentes, afin d’évaluer les effets de cette
violence sur le développement socioéconomique et de renforcer l’efficacité des mesures
législatives et politiques prises pour réduire les obstacles à l’émancipation économique
et sociale des femmes;
8.
Accueille avec satisfaction les réunions-débats sur les stéréotypes sexistes et
sur les droits fondamentaux des femmes dans le contexte du programme de développement
durable, tenues à l’occasion de la journée annuelle de débat sur les droits fondamentaux des
femmes à la vingt-sixième session du Conseil des droits de l’homme, et demande au
Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme de présenter un rapport
résumant les recommandations issues de ces réunions-débats au Conseil des droits de
l’homme, à sa vingt-septième session, puis de le transmettre à l’Assemblée générale, à sa
soixante-neuvième session;
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GE.14-08109