A/RES/65/1
puissent bénéficier des progrès accomplis dans la réalisation des objectifs du
Millénaire. À cet égard, il importe tout particulièrement de rendre plus équitable
l’accès aux débouchés économiques et aux services sociaux.
29. Nous sommes conscients qu’il faut d’urgence prêter attention aux nombreux
pays en développement qui ont des besoins spécifiques et aux difficultés
particulières qu’ils rencontrent pour atteindre les objectifs du Millénaire.
30. Nous constatons que le développement des pays les moins avancés est entravé
par des contraintes et des obstacles structurels importants, et nous sommes vivement
préoccupés par le retard que ces pays ont pris dans la réalisation des objectifs de
développement arrêtés au niveau international, y compris ceux du Millénaire. Dans
ce contexte, nous lançons un appel pour que se poursuive la mise en œuvre du
Programme d’action en faveur des pays les moins avancés pour la décennie
2001-2010 8, adopté à Bruxelles, et attendons avec intérêt la quatrième Conférence
des Nations Unies sur les pays les moins avancés, qui aura lieu à Istanbul (Turquie)
en 2011 et qui devrait dynamiser encore le partenariat international pour la prise en
compte des besoins particuliers de ces pays.
31. Nous réaffirmons que nous sommes conscients des besoins particuliers des
pays en développement sans littoral et des difficultés auxquelles ils font face, faute
d’avoir directement accès à la mer, aggravées par leur éloignement des marchés
mondiaux, et constatons une fois encore avec préoccupation que la croissance
économique des pays en développement sans littoral et le bien-être social de leur
population demeurent très vulnérables aux chocs extérieurs. Nous soulignons la
nécessité de surmonter ces vulnérabilités et de renforcer la capacité de résistance de
ces pays, et lançons un appel en faveur de l’application intégrale, rapide et effective
du Programme d’action d’Almaty : répondre aux besoins particuliers des pays en
développement sans littoral et créer un nouveau cadre mondial pour la coopération
en matière de transport en transit entre les pays en développement sans littoral et de
transit 9, comme le prévoit la Déclaration adoptée à l’issue de la réunion de haut
niveau consacrée lors de la soixante-troisième session de l’Assemblée générale à
l’examen à mi-parcours du Programme d’action d’Almaty 10.
32. Nous sommes conscients des vulnérabilités propres aux petits États insulaires
en développement et réaffirmons notre engagement de prendre d’urgence des
mesures concrètes pour y remédier, en veillant à l’application intégrale et effective
de la Stratégie de Maurice pour la poursuite de la mise en œuvre du Programme
d’action pour le développement durable des petits États insulaires en
développement 11. Nous sommes également conscients que les conséquences néfastes
des changements climatiques et de l’élévation du niveau des mers compromettent
gravement le développement durable des petits États insulaires en développement.
Nous constatons que les progrès faits par ces États dans la réalisation des objectifs
du Millénaire sont inégaux et notons avec inquiétude qu’ils ont été insuffisants dans
_______________
8
A/CONF.191/13, chap. II.
Rapport de la Conférence ministérielle internationale des pays en développement sans littoral et de
transit, des pays donateurs et des organismes internationaux de financement et de développement sur la
coopération en matière de transport en transit, Almaty (Kazakhstan), 28 et 29 août 2003 (A/CONF.202/3),
annexe I.
10
Voir résolution 63/2.
11
Rapport de la Réunion internationale chargée d’examiner la mise en œuvre du Programme d’action
pour le développement durable des petits États insulaires en développement, Port-Louis (Maurice),
10-14 janvier 2005 (publication des Nations Unies, numéro de vente : F.05.II.A.4 et rectificatif), chap. I,
résolution 1, annexe II.
9
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