A/RES/57/208
prendre toutes les mesures appropriées, en exécution de leurs obligations
internationales et compte dûment tenu de leurs systèmes juridiques respectifs, pour
lutter contre l’intolérance fondée sur la religion ou la conviction et les violences
dont elle s’accompagne, notamment les pratiques discriminatoires à l’encontre des
femmes et la profanation des sites religieux, en reconnaissant que tout individu a
droit à la liberté de pensée, de conscience, d’expression et de religion 5,
Soulignant le rôle important de l’éducation dans la promotion de la tolérance
et l’élimination de la discrimination fondée sur la religion ou la conviction,
Constatant avec une vive inquiétude que les manifestations graves
d’intolérance et de discrimination fondées sur la religion ou la conviction, et
notamment les actes de violence, les mesures d’intimidation et l’exercice de la
contrainte inspirés par l’intolérance religieuse, sont en augmentation dans de
nombreuses régions du monde et mettent en péril l’exercice des droits de l’homme
et des libertés fondamentales,
Vivement préoccupée par le fait que, d’après les indications du Rapporteur
spécial de la Commission des droits de l’homme chargé d’étudier la question de la
liberté de religion ou de conviction, l’intolérance religieuse a conduit à des
violations du droit à la vie et à l’intégrité physique, du droit à la liberté et à la sûreté
de la personne, du droit à la liberté d’expression, du droit de ne pas être soumis à la
torture ou à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants et du droit de
ne pas être arbitrairement arrêté ou détenu,
Convaincue qu’il faut donc redoubler d’efforts pour promouvoir et protéger le
droit à la liberté de pensée, de conscience, de religion et de conviction et pour
éliminer toutes les formes de haine, d’intolérance et de discrimination fondées sur la
religion ou la conviction, comme l’a également souligné la Conférence mondiale
contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance qui y est
associée,
1.
Réaffirme que la liberté de pensée, de conscience, de religion et de
conviction est un droit de l’être humain qui découle de la dignité inhérente à la
personne et qui est garanti à tous sans discrimination ;
2.
Demande instamment aux États de veiller à ce que leur ordre
constitutionnel et juridique interne offre des garanties effectives de la liberté de
pensée, de conscience, de religion et de conviction, et notamment des recours utiles en
cas d’atteinte à la liberté de pensée, de conscience, de religion ou de conviction ;
3.
Demande de même instamment aux États de veiller en particulier à ce
qu’aucun individu relevant de leur juridiction ne soit privé, en raison de sa religion
ou de ses convictions, du droit à la vie ou du droit à la liberté et à la sûreté de sa
personne, ni soumis à la torture, ni arbitrairement arrêté ou détenu, et à traduire en
justice tous les auteurs de violations de ces droits ;
4.
Engage les États à prendre, conformément aux normes internationales
relatives aux droits de l’homme, toutes les dispositions nécessaires pour combattre
la haine, l’intolérance et les actes de violence, les mesures d’intimidation et
l’exercice de la contrainte inspirés par l’intolérance fondée sur la religion ou la
conviction, notamment à l’égard de personnes appartenant à des minorités
religieuses ;
_______________
5
2
A/CONF.157/24 (Partie I), chap. III, sect. II, par. 22.
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