A/HRC/RES/54/18
Se félicitant également du document final de la Réunion ministérielle du Bureau de
coordination du Mouvement des pays non alignés (Bakou, 5 et 6 juillet 2023), document dans
lequel les Ministres des affaires étrangères des États membres du Mouvement des pays non
alignés ont fortement insisté pour que les États membres continuent de soutenir la
transmission du projet d’instrument juridiquement contraignant à l’Assemblée générale,
Insistant sur la nécessité urgente de faire du droit au développement une réalité
pour tous,
Soulignant que tous les droits de l’homme, y compris le droit au développement, et
toutes les libertés fondamentales sont universels, indivisibles, interdépendants et intimement
liés et se renforcent mutuellement,
Soulignant également qu’il n’est possible de jouir de tous les droits de l’homme,
y compris du droit au développement, et de toutes les libertés fondamentales que s’il existe
un cadre de collaboration ouvert à tous, aux niveaux international, régional et national, et,
à cet égard, insistant sur l’importance d’engager dans des discussions sur le droit au
développement le système des Nations Unies, notamment ses institutions spécialisées, fonds
et programmes, dans le cadre de leurs mandats respectifs, les organisations internationales
concernées, y compris les organisations financières et commerciales, et les parties prenantes,
dont les organisations de la société civile, les spécialistes du développement, les experts des
droits de l’homme et le public à tous les niveaux,
Notant qu’un certain nombre d’institutions spécialisées, de fonds et de programmes
des Nations Unies et d’autres organisations internationales se sont engagés à faire du droit au
développement une réalité pour tous et, à cet égard, demandant instamment à tous les
organismes des Nations Unies concernés et aux autres organisations internationales
d’intégrer le droit au développement dans leurs objectifs, politiques, programmes et activités,
et dans les mécanismes de développement et les processus liés au développement,
Conscient qu’il faut adopter une approche globale de la promotion et la protection de
tous les droits de l’homme et qu’il importe d’intégrer la perspective du droit au
développement de manière plus systématique dans tous les aspects pertinents des travaux du
système des Nations Unies, notamment dans ses propres travaux et dans ceux des organes
conventionnels et de ses organes subsidiaires,
Soulignant que la responsabilité de la gestion des questions économiques et sociales
mondiales et de la réponse aux menaces qui pèsent sur la paix et la sécurité internationales
doit être partagée entre tous les États Membres de l’Organisation des Nations Unies (ONU)
et devrait être exercée dans un cadre multilatéral, et que l’ONU, l’organisation internationale
la plus universelle et la plus représentative, a un rôle central à jouer à cet égard,
Insistant sur l’importance que revêtent le Programme de développement durable à
l’horizon 2030 et ses moyens de mise en œuvre, et sur le fait que le Programme 2030 est inspiré
de la Déclaration sur le droit au développement et que le droit au développement joue un rôle
essentiel dans la pleine réalisation du Programme 2030 et devrait être au cœur de son exécution,
Considérant que la réalisation des objectifs de développement arrêtés au niveau
international, y compris les objectifs de développement durable, exige une cohérence et une
coordination effectives des politiques,
Considérant également que la faim et l’extrême pauvreté, sous toutes leurs formes et
dans toutes leurs dimensions, sont les plus graves menaces qui pèsent sur le monde et que
leur éradication exige un engagement collectif de la communauté internationale, et
demandant par conséquent à celle-ci d’œuvrer à cette fin, conformément aux objectifs de
développement durable,
Considérant en outre que l’élimination de la pauvreté sous toutes ses formes et dans
toutes ses dimensions, y compris l’extrême pauvreté, est l’un des aspects déterminants de la
promotion et de la réalisation du droit au développement et constitue l’un des plus grands
défis auxquels l’humanité doit faire face et une condition indispensable du développement
durable, ce qui appelle une approche multidimensionnelle et intégrée, et réaffirmant la
nécessité de réaliser le développement durable dans ses trois dimensions − économique,
sociale et environnementale − d’une manière qui soit équilibrée et intégrée,
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GE.23-19794