A/RES/69/212
l’indemnisation dues au Gouvernement et au peuple libanais et à la République
arabe syrienne, touchés par la marée noire,
Rappelant qu’au paragraphe 4 de sa résolution 68/206 elle a à nouveau
demandé au Gouvernement israélien d’assumer la responsabilité qui est la sienne de
dédommager rapidement et convenablement le Gouvernement libanais et les autres
pays directement touchés par la marée noire, tels que la République arabe syrienne,
dont les côtes ont été en partie polluées, et notant que le Secrétaire général a
constaté qu’il n’a pas encore été donné suite à cette demande,
Sachant que le Secrétaire général a conclu que cette marée noire n’est couverte
par aucun des fonds internationaux d’indemnisation pour dommages dus à la
pollution par les hydrocarbures et que la question mérite donc de retenir
particulièrement l’attention, et considérant qu’il faut étudier plus avant la possibilité
d’obtenir du Gouvernement israélien les dédommagements nécessaires,
Prenant note des conclusions concernant la mesure et la quantification des
dommages causés à l’environnement, énoncées dans le rapport du Secrétaire
général4,
Prenant note à nouveau avec gratitude de l’assistance que des pays donateurs
et des organisations internationales ont offerte pour la réalisation des opérations de
nettoyage et des travaux en vue du relèvement et de la reconstruction rapides du
Liban, par les filières bilatérales et multilatérales, notamment la Réunion de
coordination sur l’action à engager suite à la pollution marine accidentelle survenue
en Méditerranée orientale, organisée à Athènes le 17 août 2006, ainsi que la
Conférence pour le relèvement rapide du Liban, tenue à Stockholm le 31 août 2006,
Notant que le Secrétaire général s’est félicité de ce que le Fonds pour le
relèvement du Liban ait accepté d’accueillir, dans le cadre de son mécanisme actuel,
le Fonds de financement de la réparation des dégâts causés par la marée noire en
Méditerranée orientale, et se disant inquiète qu’à ce jour, aucune contribution n’ait
été versée au Fonds de financement,
1.
Prend acte du rapport du Secrétaire général4 ;
Se déclare à nouveau profondément préoccupée, pour la neuvième année
2.
consécutive, par les conséquences néfastes qu’a eues pour la réalisation du
développement durable au Liban la destruction, par l’armée de l’air israélienne, de
réservoirs de carburant situés dans le voisinage immédiat de la centrale électrique de
Jiyeh ;
3.
Considère que la marée noire a pollué gravement les côtes libanaises et
en partie les côtes syriennes, et qu’elle a eu, de ce fait, de graves incidences sur les
moyens de subsistance et sur l’économie du Liban, en raison de ses répercussions
néfastes sur les ressources naturelles, la diversité biologique, les pêcheries et le
tourisme de ce pays, ainsi que sur la santé de la population ;
Prend acte des conclusions formulées par le Secrétaire général dans son
4.
rapport, indiquant que selon les études de la question, les dommages subis par le
Liban se chiffrent en 2014 à 856,4 millions de dollars des États-Unis, et prie le
Secrétaire général d’engager les organismes et institutions des Nations Unies et les
autres organisations participant à l’évaluation initiale des dégâts écologiques, à
entreprendre, dans la limite des ressources existantes, une nouvelle étude s’appuyant
notamment sur les travaux initialement menés par la Banque mondiale et présentés
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