A/RES/57/7
faut étudier des mécanismes novateurs permettant d’aborder de façon systématique
le problème de la dette des pays africains à faible revenu et à revenu intermédiaire,
en gardant à l’esprit que l’allégement de la dette extérieure permet de dégager des
ressources qui pourraient être utilisées pour mieux mettre en œuvre le Nouveau
Partenariat pour le développement de l’Afrique, et en tenant compte des initiatives
qui ont déjà été prises pour réduire l’encours de la dette et de la nécessité
d’appliquer énergiquement et rapidement les mesures d’allégement de la dette,
notamment au Club de Paris et au Club de Londres et dans les autres instances
compétentes ;
18. Constate le rôle essentiel du commerce comme moteur du développement
économique de l’Afrique, et à ce sujet demande un meilleur accès des exportations
africaines aux marchés dans l’esprit de la Déclaration ministérielle de Doha5 , sans
préjuger des résultats des négociations de l’Organisation mondiale du commerce,
ainsi que dans le cadre des accords préférentiels, et à cet égard demande également
aux pays développés d’aider les pays africains à accroître leurs capacités,
notamment en éliminant les contraintes qui pèsent sur l’offre et en encourageant la
diversification de leur économie, ce qui est d’importance critique pour qu’ils
puissent tirer pleinement parti de ces possibilités, compte tenu de la nécessité
d’ouvrir les marchés aux pays en développement ;
19. Demande aux pays développés qui ne l’ont pas encore fait de se
rapprocher de l’objectif consistant à accorder aux exportations des pays les moins
avancés un accès en franchise et hors quota comme l’envisage le Programme
d’action en faveur des pays les moins avancés pour la décennie 2001-2010 ;
20. Demande également aux pays développés d’encourager et de faciliter
l’investissement privé en Afrique, d’aider les pays africains à attirer des
investissements et à promouvoir des politiques favorables à l’investissement, de
faciliter et d’encourager les transferts des technologies dont ont besoin les pays
africains à des conditions favorables, notamment à des conditions concessionnelles
et préférentielles, comme mutuellement convenu, et d’aider ces pays à se doter des
capacités humaines et institutionnelles indispensables pour mettre en œuvre le
Nouveau Partenariat conformément à ses priorités et objectifs ;
21. Demande en outre aux pays développés d’affecter des ressources
financières, techniques et autres aux priorités du Nouveau Partenariat, en particulier
à l’équipement, aux services de santé, à l’éducation, à l’eau et à l’agriculture,
conformément aux priorités déterminées par chaque pays africain, et d’étudier les
moyens de créer des sources novatrices de financement public et privé pour le
développement, à condition que cela ne pèse pas indûment sur les pays en
développement, en particulier en Afrique, et prend note à ce sujet de la proposition
d’utiliser l’allocation de droits de tirage spéciaux pour le développement ;
22. Constate l’importance de la coopération Sud-Sud et la contribution
qu’elle peut apporter à la mise en œuvre du Nouveau Partenariat, et à ce sujet
encourage d’autres partenaires à soutenir aussi ce type de coopération, notamment,
s’il y a lieu, par la coopération triangulaire, et considère que la coopération Sud-Sud
devrait être conçue comme un moyen de compléter plutôt que de remplacer l’aide
apportée par les pays développés ;
23. Engage le secteur privé et la société civile, en dehors de l’Afrique, à
participer et contribuer à la mise en œuvre du Nouveau Partenariat sous tous ses
aspects, notamment par un partenariat efficace entre les secteurs public et privé ;
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