A/RES/71/234
Développement durable dans les régions montagneuses
3.
Souligne la vulnérabilité particulière des populations vivant dans des
régions montagneuses, qui ont souvent un accès limité aux services de santé et
d’éducation et à la vie économique et sont particulièrement exposées en raison des
effets néfastes des phénomènes naturels extrêmes, et invite les États à renforcer la
coopération grâce à la participation effective et à l’échange des connaissances et
données d’expérience de toutes les parties concernées, y compris les savoirs
traditionnels des populations autochtones vivant dans des zones montagneuses e t les
connaissances des communautés montagnardes locales, au renforcement des
mécanismes, accords et centres d’excellence existants pour assurer le
développement durable des régions montagneuses et à la recherche de nouveaux
mécanismes et accords, s’il y a lieu ;
4.
Souligne également l’importance des solutions innovantes pour la
diversification des moyens de subsistance et des possibilités d’augmentation du
revenu pour les communautés montagnardes, et encourage à cet égard la promotion
de solutions innovantes et de l’esprit d’entreprise au sein de ces communautés, le
cas échéant, afin d’éliminer la faim et la pauvreté ;
5.
Souligne en outre que les traditions et les savoirs des peuples autochtones
vivant dans les zones montagneuses et les connaissances de s communautés locales
montagnardes, particulièrement dans les domaines de l’agriculture et de la
médecine, doivent être pleinement pris en considération, respectés et promus dans
les politiques, stratégies et programmes de développement des régions
montagneuses, et insiste sur la nécessité de promouvoir la pleine participation des
montagnards aux décisions qui les concernent et d’intégrer les savoirs, le patrimoine
et les valeurs autochtones locaux dans toutes les initiatives de développement, en
consultation et en accord avec les peuples autochtones et les communautés locales
montagnardes concernés, le cas échéant ;
6.
Constate que les femmes sont souvent les principales gestionnaires des
ressources de la montagne et sont employées en grand nombre dans l’a griculture, et
souligne la nécessité d’améliorer l’accès des montagnardes aux ressources,
notamment à la terre et aux services économiques et financiers, et de les faire
participer davantage à la prise des décisions qui ont des répercussions sur leurs
communautés, ainsi que sur leur culture et leur environnement, et engage les
gouvernements et les organisations intergouvernementales à tenir compte de la
problématique hommes-femmes dans les activités, programmes et projets de
développement des régions montagneuses, notamment en y intégrant des données
ventilées par sexe ;
7.
Constate également que les montagnes fournissent des indications
stratégiques sur l’évolution du climat qui se manifeste par des phénomènes tels que
la modification de la diversité biologique, le recul des glaciers, les inondations
soudaines et les variations du ruissellement saisonnier qui influent sur les
principales sources d’eau douce dans le monde, et souligne qu’il faut prendre des
mesures pour réduire au maximum les effets néfastes de ces phénomènes,
promouvoir l’adoption de mesures d’adaptation et prévenir la perte de diversité
biologique ;
8.
Encourage les États Membres à recueillir, aux niveaux local, national et
régional, selon le cas, des données scientifiques ventilées sur le s régions
montagneuses au moyen d’un suivi systématique portant notamment sur les progrès
et les changements, sur la base de critères pertinents, en vue de soutenir les
programmes et projets de recherche interdisciplinaire et de promouvoir une prise de
décisions intégrée et associant toutes les parties ainsi que la planification, et à cet
4/7