A/RES/57/211 faire l’objet d’une étude complète et approfondie menée avec la participation active des plus démunis et fondée sur les données fournies par eux, Considérant que l’élimination de l’extrême pauvreté est un impératif majeur à l’heure de la mondialisation et qu’elle nécessite une action coordonnée et suivie, faisant appel à des mesures décisives au niveau national et à la coopération internationale, Réaffirmant que l’existence de situations d’extrême pauvreté généralisée fait obstacle à la pleine jouissance et à l’exercice effectif des droits de l’homme et peut, dans certaines circonstances, porter atteinte au droit à la vie et que, par conséquent, la communauté internationale doit continuer d’accorder un rang de priorité élevé à la réduction de la pauvreté dans l’immédiat et, par la suite, à son élimination définitive, Considérant que la démocratie, le développement et le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales sont interdépendants et se renforcent mutuellement, Prenant note avec intérêt des rapports sur les droits de l’homme et l’extrême pauvreté présentés, l’un, à l’Assemblée par le Secrétaire général 17 et, l’autre, à la Commission des droits de l’homme, par l’experte indépendante chargée d’examiner la question des droits de l’homme et de l’extrême pauvreté 18, ainsi que des recommandations qui y figurent, Notant avec intérêt que la Sous-Commission de la promotion et de la protection des droits de l’homme a nommé des experts qui seront appelés à travailler dans le contexte de la lutte contre l’extrême pauvreté19, 1. Réaffirme que l’extrême pauvreté et l’exclusion sociale constituent une atteinte à la dignité de la personne et que des mesures doivent donc être prises d’urgence aux niveaux national et international pour y mettre fin ; 2. Réaffirme également qu��il est indispensable que les États favorisent la participation des plus démunis à la prise de décisions au sein de la société dans laquelle ils vivent, à la promotion des droits de l’homme et à la lutte contre l’extrême pauvreté, comme il est indispensable que les plus démunis et les groupes vulnérables se voient donner les moyens de s’organiser et de participer à tous les aspects de la vie politique, économique et sociale, et en particulier à la planification et la mise en œuvre des politiques qui les concernent, pour pouvoir ainsi devenir de véritables partenaires du développement ; 3. Souligne que l’extrême pauvreté est un problème fondamental auquel doivent s’attaquer les gouvernements, la société civile et le système des Nations Unies, y compris les institutions financières internationales, et dans ce contexte réaffirme que la volonté politique est le préalable indispensable à l’élimination de la pauvreté ; 4. Considère que l’élimination de l’extrême pauvreté constitue un moyen essentiel d’assurer le plein exercice des droits politiques, civils, économiques, sociaux et culturels, et réaffirme l’interdépendance de ces objectifs ; _______________ 17 A/57/369. E/CN.4/2002/55. 19 Voir la résolution 2002/30 de la Commission des droits de l’homme, seizième alinéa du préambule, et la résolution 2002/13 de la Sous-Commission de la promotion et de la protection des droits de l’homme. 18 3

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