A/HRC/46/39
et en soutenant l’établissement de comités ministériels de haut niveau et de comités
techniques nationaux, qui seront chargés de surveiller la mise en œuvre.
17. Au Soudan, l’ONU a continué de dialoguer avec le Gouvernement de transition afin
de garantir la durabilité des mesures prises dans le cadre du plan d’action de 2016 visant à
faire cesser et à prévenir l’enrôlement et l’utilisation d’enfants, qui a pris fin en 2018, sachant
que le Gouvernement s’est engagé, en 2019, à suivre une feuille de route en vue de garantir
le respect de ces mesures. Des contrôles étaient en cours dans les casernes des Forces d’appui
rapide, et deux missions de vérification ont été menées à bien au Darfour méridional et au
Darfour occidental entre avril et juin 2020. L’équipe spéciale de surveillance et d’information
a poursuivi sa collaboration avec les groupes armés, en particulier avec l’Armée de libération
du Soudan-faction Minni Minawi, le Mouvement pour la justice et l’égalité et le Mouvement
populaire de libération du Soudan-Nord, afin de veiller à ce qu’ils mettent en œuvre les plans
d’action signés respectivement en 2007, en 2012 et en 2016, notamment en élaborant des
feuilles de route pour ces plans d’action. En mars 2020, un atelier réunissant l’équipe spéciale
et le Mouvement populaire de libération du Soudan-Nord-faction Abdelaziz Hélou et
organisé en vue d’évaluer l’état de mise en œuvre du plan d’action conclu en 2017 a
également conduit à l’établissement d’une feuille de route. La Représentante spéciale a
continué d’exhorter l’Armée de libération du Soudan-faction Abdul Wahid à coopérer avec
les organes de l’ONU concernant l’élaboration d’un plan d’action et a engagé les parties au
conflit qui ne figuraient pas dans les listes en annexe du dernier rapport du Secrétaire général
sur les enfants et les conflits armés à adopter des mesures pour prévenir les violations graves
des droits de l’enfant.
18. En République arabe syrienne, la mise en œuvre du plan d’action signé par les Forces
démocratiques syriennes afin de faire cesser et de prévenir l’enrôlement et l’utilisation
d’enfants s’est poursuivie. Au début de l’année 2020, le contrôle des troupes des Forces
démocratiques a conduit à la libération de 51 filles et à leur transfert dans un centre de prise
en charge temporaire. Dix-huit garçons ont aussi été démobilisés et attendent leur libération
officielle. Dans le cadre du dialogue concernant le plan d’action, la Représentante spéciale a
plaidé auprès des Forces démocratiques syriennes pour que les organismes de l’ONU
puissent avoir accès à tous les lieux de détention civils et militaires du nord-est du pays, où
l’on sait que des enfants sont détenus. Au moment de l’établissement du présent rapport, des
agents de l’ONU avaient eu accès à trois de ces centres et avaient procédé à l’évaluation sur
le plan humanitaire de la situation des enfants qui s’y trouvaient.
19. Au Yémen, le Gouvernement a poursuivi la mise en œuvre du plan d’action de 2014
et de la feuille de route de 2018 visant à faire cesser et à prévenir l’enrôlement et l’utilisation
des enfants, mais ses efforts ont été compromis par l’instabilité de la situation dans le sud du
pays et l’absence d’interlocuteurs clefs à Aden. En février 2020, le Président a publié une
directive dans laquelle il ordonnait à toutes les forces de respecter le plan d’action et la feuille
de route et demandait, notamment, la création d’unités de protection dans l’enfance au sein
des forces supervisées par le Ministère de la défense et le Ministère de l’intérieur. La
commission interministérielle chargée de la question des enfants et des conflits armés a repris
ses travaux en août 2020. En avril 2020, les houtistes/Ansar Allah (auparavant appelés « les
houtistes ») ont publié une directive concernant la remise des enfants capturés ou détenus
pendant des opérations militaires. Le dialogue s’est poursuivi concernant la signature d’un
plan d’action. Il a permis la libération, en janvier 2020, de 68 enfants qui étaient détenus par
les houtistes/Ansar Allah en raison de leur association, réelle ou supposée, avec des partis
d’opposition. Comme suite à un échange de lettres avec la Représentante spéciale, la
Coa lition en appui à la légitimité au Yémen a approuvé un programme d’activités soumises
à un calendrier qui vise à favoriser l’application du mémorandum d’accord conclu en mars
2019 pour mieux protéger les enfants touchés par le conflit armé. La Coalition a été retirée
de la liste des parties qui tuent des enfants ou portent atteinte à leur intégrité physique
consécutivement à la réduction sensible et continue du nombre de morts et de blessés dus à
des frappes aériennes et à l’application soutenue du programme d’activités susmentionné.
Depuis juillet 2020, la Représentante spéciale a coopéré avec tous les membres de la
Coalition afin de favoriser la mise en œuvre du programme et de ses activités. Plusieurs
consultations ont été organisées entre la Représentante spéciale, son bureau et la Mission
permanente de l’Arabie saoudite auprès de l’ONU, qui représentait la Coalition, afin de
déterminer les grandes activités prioritaires restant à mener. En novembre 2020, la
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