A/HRC/RES/48/18
Constatant avec préoccupation que, comme le public ne connaît pas bien la teneur de
la Déclaration et du Programme d’action de Durban, il a été très difficile de susciter la volonté
politique nécessaire à l’application pleine et effective de ce document ;
Considérant que le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance
qui y est associée entravent gravement l’exercice des droits de l’homme et nécessitent donc
une réponse concertée et globale de la part de la communauté internationale,
Considérant également qu’il importe d’appliquer intégralement la Déclaration et le
Programme d’action de Durban, et soulignant qu’il faut rationaliser et améliorer l’efficacité
des mécanismes de suivi existants et sensibiliser encore le public afin de le mobiliser
davantage,
Notant les efforts déployés aux niveaux international, régional et national, se félicitant
des progrès accomplis dans l’application des dispositions de la Déclaration et du Programme
d’action de Durban depuis l’adoption du document, et prenant note avec satisfaction de toutes
les mesures positives et efficaces que les États ont prises en vue de son application effective
et intégrale, notamment l’adoption de réformes constitutionnelles et législatives et de
politiques, d’orientations et de plans nationaux, la participation aux mécanismes de suivi et
le soutien apporté à ces mécanismes, la prise en compte systématique de la question de
l’égalité raciale par les instances internationales et la promotion de l’adoption de mesures
régionales, internationales et multipartites dans les domaines relatifs à la Déclaration et au
Programme d’action,
Se félicitant de la célébration du vingtième anniversaire de l’adoption de la
Déclaration et du Programme d’action de Durban, le 22 septembre 2021, au cours d’une
réunion de haut niveau de l’Assemblée générale qui a rassemblé des chefs d’État et de
gouvernement autour du thème « Réparations, justice raciale et égalité pour les personnes
d’ascendance africaine » et à laquelle l’Assemblée a adopté une déclaration politique visant
à mobiliser la volonté politique nécessaire à la mise en œuvre intégrale et effective de la
Déclaration et du Programme d’action de Durban et de ses mécanismes suivi 1,
Rappelant toutes ses résolutions antérieures sur le suivi systématique de la Conférence
mondiale contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance qui y est
associée et l’application effective de la Déclaration et du Programme d’action de Durban
ainsi que sur la Décennie internationale des personnes d’ascendance africaine,
Rappelant également que, dans la Déclaration et le Programme d’action de Durban,
les États ont reconnu que, dans de nombreuses régions du monde, certaines personnes sont
exposées au racisme, à la discrimination raciale, à la xénophobie et à l’intolérance qui y est
associée, autant de fléaux qui ont été exacerbés par la pandémie de maladie à coronavirus
(COVID-19),
Se déclarant profondément préoccupé par le fait que l’exercice du droit à la liberté de
religion ou de conviction fait face à de nouveaux obstacles ainsi que par les manifestations
d’intolérance, de discrimination et de violence fondées sur la religion, notamment par
l’augmentation du nombre d’actes de violence dirigés contre des personnes, et rappelant que
la Déclaration et le Programme d’action de Durban engagent les États à reconnaître, dans le
contexte de la lutte contre toutes les formes de racisme, la nécessité de combattre
l’antisémitisme, le racisme anti-Arabe et l’islamophobie dans le monde entier et à prendre
des mesures efficaces pour empêcher la formation de mouvements fondés sur le racisme et
des idées discriminatoires concernant les communautés en question,
Rappelant que le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance qui
y est associée reposent sur des considérations de race, de couleur, d’ascendance ou d’origine
nationale ou ethnique et que les victimes peuvent subir des formes multiples ou aggravées de
discrimination fondées sur des motifs connexes, notamment le sexe, la langue, la religion, le
handicap, les opinions politiques ou autres, l’origine sociale, la fortune, la naissance ou toute
autre situation,
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Résolution 76/1 de l’Assemblée générale.
GE.21-14769