A/RES/59/161
de l’Afghanistan en collaboration avec l’Office des Nations Unies contre la drogue
et le crime et dans le cadre de la stratégie nationale de lutte contre la drogue 3,
Rappelant également que, dans la section II de sa résolution 58/141 du
22 décembre 2003, elle a réaffirmé la Déclaration ministérielle commune et les
mesures complémentaires destinées à donner suite aux plans d’action émanant de la
vingtième session extraordinaire de l’Assemblée générale, adoptées au cours du
débat ministériel de la quarante-sixième session de la Commission des stupéfiants 4,
et recommandé qu’une aide appropriée soit apportée à l’Afghanistan afin d’appuyer
l’engagement qu’a pris l’Administration transitoire de l’Afghanistan d’éliminer
l’opium illicite,
Soulignant l’importance et l’urgence de la mise en œuvre des cinq plans
d’action adoptés par la Conférence internationale sur l’Afghanistan consacrée à la
lutte contre les stupéfiants, qui s’est tenue à Kaboul les 8 et 9 février 2004, plans qui
devaient être examinés à la conférence internationale intitulée « l’Afghanistan et la
communauté internationale : un partenariat pour l’avenir », tenue à Berlin les
31 mars et 1er avril 2004, et des conclusions de la conférence de Kaboul selon
lesquelles la question des drogues illicites est une priorité absolue pour tous ceux
qui se soucient d’assurer l’avenir de l’Afghanistan,
Rappelant que, dans la Déclaration ministérielle commune et les mesures
complémentaires en vue de l’application des plans d’action issus de la vingtième
session extraordinaire de l’Assemblée générale, les ministres et autres représentants
de gouvernements participant au débat ministériel de la quarante-sixième session de
la Commission des stupéfiants ont recommandé qu’une aide appropriée soit
apportée à l’Afghanistan, dans le cadre de la stratégie internationale globale
élaborée, notamment, sous l’égide de l’Organisation des Nations Unies et d’autres
instances multilatérales, afin d’appuyer le Gouvernement transitoire de
l’Afghanistan dans sa détermination à éliminer la culture illicite du pavot à opium et
pour tenir compte de la situation exceptionnelle de ce pays, ont réaffirmé que cela
devrait contribuer à offrir d’autres moyens de subsistance et à lutter contre le trafic
de drogues et de précurseurs à l’intérieur de l’Afghanistan et dans les États et pays
voisins le long des itinéraires de trafic, notamment par le renforcement de « cordons
de sécurité » dans la région, et que des efforts intensifs devaient être faits pour
réduire la demande de drogues au niveau mondial afin d’aider à pérenniser
l’élimination des cultures illicites en Afghanistan et, dans ce contexte, ont affirmé à
nouveau que leur action face à cette situation unique ne se ferait pas au détriment de
l’engagement qu’ils avaient pris de lutter contre les drogues ailleurs dans le monde
ni des ressources qu’ils y consacraient 5,
Rappelant également que l’Organe international de contrôle des stupéfiants,
dans son rapport pour 2003, a fait observer que le commerce d’opiacés afghans
générait des fonds qui corrompaient les institutions, servaient à financer le
terrorisme et la rébellion et déstabilisaient la région 6,
Rappelant en outre l’appel que l’Organe international de contrôle des
stupéfiants a lancé le 12 février 2004 à la communauté internationale pour que celleci aide pleinement les autorités afghanes à faire face à la situation en matière de
_______________
3
Voir S/PRST/2003/7; voir Résolutions et décisions du Conseil de sécurité, 1er août 2002-31 juillet 2003.
A/58/124, sect. II.A.
5
Ibid., par. 22.
6
Voir Rapport de l’Organe international des stupéfiants pour 2003 (publication des Nations Unies,
numéro de vente : F.04.XI.1), par. 203.
4
2
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