A/HRC/39/69 devrait contenir des dispositions relatives à l’amélioration de la législation antidiscrimination et au contrôle de son application dans le monde du travail, qui mettraient en évidence les multiples motifs de discrimination, tels que la race, la couleur, le sexe ou le handicap, et les moyens d’y remédier. Les auteurs de contributions mettaient aussi en avant le droit des personnes d’ascendance africaine à pouvoir mettre en place et gérer leurs systèmes et établissements d’enseignement, de manière à dispenser une éducation dans leurs langues et selon des méthodes adaptées à leur culture. Parmi les droits et les libertés énoncés dans le projet de déclaration, et les obligations en découlant pour les États, devraient figurer les droits culturels, tels que le droit de pratiquer et d’enseigner les religions et pratiques spirituelles africaines. À ce propos, les États devraient aussi être exhortés à promouvoir et à financer les travaux universitaires et les recherches sur l’histoire africaine. Mme Petrus-Barry a également fait part d’observations sur la nécessité de définir des mesures de discrimination positive. Le projet de déclaration devrait contenir des dispositions préférentielles pour les personnes d’ascendance africaine, qui subissent des formes multiples et croisées de discrimination, fondées sur l’identité sexuelle, l’expression du genre, la religion ou la croyance (art. 14 de la Déclaration et du Programme d’action de Durban), l’origine nationale ou ethnique, ou toute autre situation. La déclaration devrait appeler à abroger les lois qui sont discriminatoires pour l’un de ces motifs. 48. Au cours du dialogue, le représentant des États-Unis a exposé les meilleures pratiques en usage dans son pays s’agissant de faire progresser la tolérance, la non-discrimination et l’inclusion, ainsi que de protéger et promouvoir les droits fondamentaux des personnes d’ascendance africaine, dont la liberté d’expression, de réunion pacifique et d’association. M. Murillo Martinez a insisté sur le lien étroit entre les défis planétaires (phénomènes météorologiques extrêmes, migrations forcées de masse, graves catastrophes naturelles, attentats terroristes de grande ampleur) et leurs effets sur les personnes d’ascendance africaine, dans le contexte du Programme de développement durable à l’horizon 2030. En vue de l’élaboration du projet de déclaration, il a aussi mis en relief la nécessité de disposer de données détaillées relatives aux personnes d’ascendance africaine, qui permettent notamment d’identifier les victimes et de déterminer les conséquences et les effets des événements passés sur les individus. Un représentant de la société civile a rappelé l’importance de mesures de discrimination positive et d’une justice réparatrice pour les personnes d’ascendance africaine. Un autre représentant de la société civile a mentionné la question du racisme et de la discrimination raciale dans le cyberespace, y compris les activités de surveillance et d’écoute téléphonique visant des mouvements sociaux. 49. M. Balcerzak a rappelé que le Groupe de travail intergouvernemental consacrerait, à sa session suivante, une réunion d’une journée à la question de l’application effective de la Déclaration et du Programme d’action de Durban et que l’élaboration du projet de déclaration serait abordée à cette occasion ; il a donc invité tous les États Membres et représentants de la société civile à continuer d’envoyer des contributions. M. Reid a proposé d’établir un document de synthèse à partir des observations reçues. M. Murillo Martinez a estimé que, pour être fructueuse, la réunion devrait d’abord porter sur les buts, la portée, les concepts et les principes du projet de déclaration. Il fallait tenir compte des préoccupations relatives aux droits de l’homme de trois groupes de personnes d’ascendance africaine, à savoir : a) les victimes de la traite transatlantique d’esclaves africains ; b) les émigrés africains qui constituent la deuxième génération de descendants de victimes de cette traite ; c) les migrants qui ont récemment traversé la Méditerranée. La réunion devrait aussi porter sur les pays africains et leur rôle dans la déclaration. M. Murillo Martinez a aussi souligné qu’il était nécessaire que la déclaration couvre les questions du profilage racial et de l’auto-identification. Mme Petrus-Barry s’est déclarée du même avis et a précisé que le principal problème des personnes d’ascendance africaine était leur invisibilité, due au manque de données concernant leur situation dans le domaine des droits de l’homme. GE.18-13434 15

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