A/HRC/RES/35/18
10.
Exhorte en outre les États à assurer l’accès à la justice, aux mécanismes de
responsabilisation et aux recours afin de faire appliquer et respecter les lois visant à
prévenir et à éliminer la discrimination à l’égard des femmes et des filles, compte tenu des
formes multiples, croisées et aggravantes de discrimination, notamment en les informant de
leurs droits en vertu des lois applicables, en dispensant une formation aux membres de la
police et en suivant la façon dont ceux-ci traitent les affaires de discrimination et d’inégalité
entre les sexes, en améliorant l’infrastructure juridique et en levant tous les obstacles à
l’accès à l’assistance juridique et aux recours ;
11.
Exhorte les États à assurer progressivement la pleine jouissance du meilleur
état de santé physique et mentale possible, notamment en matière de santé sexuelle et
procréative, et à lever les obstacles juridiques, administratifs, financiers et sociaux à l’accès
universel des femmes et des filles aux services de santé disponibles, accessibles,
acceptables, opportuns, abordables et de qualité grâce à des stratégies nationales sensibles
au genre et des politiques et programmes de santé publique qui sont globaux, d’un coût
abordable et mieux adaptés à leurs besoins ;
12.
Demande instamment aux États de veiller à la promotion, à la protection et à
l’exercice de tous les droits de l’homme ainsi qu’à la mise en œuvre intégrale et effective
du Programme d’action de Beijing et du Programme d’action de la Conférence
internationale sur la population et le développement ainsi que des documents issus de leurs
conférences d’examen, et des droits liés à la santé sexuelle et procréative dans ce contexte,
et de promouvoir, protéger et respecter le droit de toutes les femmes de contrôler
pleinement leur sexualité et leur santé sexuelle et procréative et de prendre des décisions
libres et responsables sur ces questions, à l’abri de toute discrimination, coercition et
violence, notamment par la levée des obstacles juridiques ainsi que par l’élaboration et
l’application de politiques, bonnes pratiques et cadres juridiques qui respectent le droit de
décider de manière autonome des questions relatives à leur propre vie et santé, y compris à
leur corps, et de garantir l’accès universel aux soins, aux services, à l’information et à
l’éducation en matière de santé sexuelle et procréative, notamment à la planification
familiale, à des méthodes sûres et efficaces de contraception moderne, à la contraception
d’urgence, à des programmes de prévention des grossesses précoces, aux soins de santé
maternelle tels que les accouchements réalisés par du personnel qualifié et les soins
obstétriques d’urgence, les avortements médicalisés non contraires à la loi ainsi que la
prévention et le traitement des infections de l’appareil reproducteur, des maladies
sexuellement transmissibles, du VIH et des cancers des organes génitaux et l’intégration de
la santé sexuelle et procréative dans les stratégies et programmes nationaux ;
13.
Demande également instamment aux États d’instaurer et d’entretenir un cadre
favorable à la pleine participation des organisations de femmes de la société civile et des
défenseurs des droits des femmes à la création, la conception et la mise en œuvre de toutes
les lois et politiques traitant des droits des femmes, ainsi que lors de l’adoption et de
l’application de bonnes pratiques propices à l’exécution durable de mesures en matière
d’égalité et d’autonomisation des femmes, et d’envisager la mise en place du cadre de
bonnes pratiques visant à instaurer et entretenir un environnement sûr et favorable à la
société civile qui est présenté dans le rapport du Haut-Commissaire des Nations Unies aux
droits de l’homme6, en intégrant une perspective de genre qui prend en compte la situation
et les problèmes propres aux défenseurs des droits des femmes ;
14.
Exhorte tous les États à continuer d’élaborer des normes et des méthodes aux
niveaux national et international, et de les renforcer, afin d’améliorer la collecte, l’analyse
et la diffusion de statistiques ventilées par sexe et de données ventilées par sexe et âge en
renforçant les capacités statistiques nationales, notamment en accroissant la mobilisation,
auprès de toutes les sources, d’une assistance financière et technique aux pays en
développement, afin de leur permettre de concevoir et de collecter systématiquement des
données de qualité, fiables et opportunes qui sont ventilées par sexe, âge, revenu et autres
caractéristiques pertinentes dans le contexte national, et de garantir l’accès à ces données ;
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A/HRC/32/20.
GE.17-11415