A/RES/55/184
développement victimes de graves catastrophes naturelles et des pays pauvres dont
les indicateurs du développement social et humain sont très bas, et souligne
l’importance de créer des coalitions regroupant dans tous les pays les organisations
de la société civile et les organisations non gouvernementales, pour que la remise de
la dette annoncée prenne effet le plus rapidement possible;
12. Note que les fonds d’allégement de la dette multilatérale peuvent avoir
des conséquences positives en aidant les gouvernements à garantir ou accroître les
dépenses consacrées aux secteurs sociaux prioritaires, et engage les donateurs et les
autres pays qui sont en mesure de le faire à poursuivre leurs efforts à cette fin dans
le cadre de l’Initiative renforcée en faveur des pays pauvres très endettés;
13. Souligne la nécessité de mobiliser des ressources suffisantes pour
financer dans son ensemble l’Initiative renforcée en faveur des pays pauvres très
endettés, incluant en particulier le Fonds fiduciaire pour les pays pauvres très
endettés et la Facilité pour la réduction de la pauvreté et la croissance/Fonds
fiduciaire pour les pays pauvres très endettés, sur la base d’un partage de la charge
financière qui soit juste, équitable et transparent;
14. Souligne également le principe selon lequel le financement d’une
opération d’allégement de la dette ne doit pas compromettre l’appui accordé à
d’autres activités de développement en faveur des pays en développement,
notamment le montant du financement des fonds et programmes des Nations Unies;
se félicite, à cet égard, que le Comité ministériel conjoint des Conseils des
gouverneurs de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international sur le
transfert de ressources réelles aux pays en développement ait décidé que le
financement de l’allègement de la dette ne devait pas compromettre le financement
offert par les mécanismes de prêt à des conditions libérales, comme l’Association
internationale de développement; et exprime sa reconnaissance aux pays développés
qui ont atteint ou dépassé l’objectif de 0,7 p. 100 de leur produit national brut en ce
qui concerne l’aide publique au développement ou qui se sont récemment engagés à
l’atteindre, et invite en même temps les autres pays développés à réaliser dès que
possible cet objectif;
15. Se félicite de la décision prise par les pays créanciers du Club de Paris à
propos de la dette des pays en développement touchés par des catastrophes
naturelles et, à cet égard, réaffirme que les promesses d’allégement doivent se
concrétiser aussi rapidement que possible de manière à libérer les ressources
qu’exigent les efforts de reconstruction des pays concernés;
16. Engage la communauté des créanciers internationaux à envisager
d’appliquer des mesures appropriées aux pays surendettés, y compris, en particulier,
aux pays africains les plus pauvres, afin d’apporter une contribution adéquate et
soutenue à l’objectif commun de la viabilité de la dette;
17. Est consciente des difficultés qu’ont les pays en développement et autres
pays à revenu intermédiaire très endettés à faire face à la charge de la dette
extérieure et de son service, et constate que certains d’entre eux sont dans une
situation grave, notamment en raison d’importants problèmes de liquidités, ce qui
peut rendre indispensables des mesures de traitement de la dette incluant, selon le
cas, une réduction de la dette;
18. Demande qu’une action concertée soit entreprise aux niveaux national et
international pour régler au mieux les problèmes de la dette des pays en
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