A/RES/72/167 Le droit au développement 20. Se déclare préoccupée par l’augmentation du nombre de violations des droits de l’homme et d’atteintes à ces droits commises par des sociétés transnationales et d’autres entreprises, insiste sur la nécessité de fournir aux victimes la protection, l’accès à la justice et les recours voulus, et souligne que ces entités doivent contribuer à mettre en place les moyens nécessaires pour assurer l’exercice du droit au développement ; 21. Réaffirme la nécessité de créer un environnement international propice à l’exercice du droit au développement ; 22. Souligne qu’il importe au plus haut point de mettre en évidence et d’analyser les obstacles au plein exercice du droit au développement, aux niveaux tant national qu’international ; 23. Affirme que si la mondialisation est source à la fois de possibilités et de défis, c’est aussi un processus qui laisse à désirer pour ce qui est d ’atteindre l’objectif d’intégration de tous les pays dans un monde globalisé, souligne qu’il est nécessaire d’adopter, aux niveaux national et mondial, des politiques et des mesures à la hauteur des défis de la mondialisation et des possibilités qu’elle offre si l’on veut que ce processus profite à tous et soit équitable, est consciente que la mondialisation a créé des disparités dans et entre les pays et constate que des questions comme le commerce, la libéralisation des échanges, le transfert de technologies, le développement des infrastructures et l’accès au marché doivent être traitées efficacement si l’on veut pouvoir lutter contre la pauvreté et le sousdéveloppement et faire du droit au développement une réalité pour tous ; 24. Constate que, malgré les efforts assidus de la communauté internationale, l’écart entre pays développés et pays en développement demeure d ’une ampleur inacceptable, qu’il reste difficile pour la plupart des pays en développement de participer à la mondialisation et que nombre d’entre eux risquent d’être marginalisés et privés de ses avantages ; 25. Se déclare profondément préoccupée, dans ce contexte, par les conséquences pour l’exercice du droit au développement de l’aggravation de la situation économique et sociale, en particulier dans les pays en développement , du fait des crises énergétique, alimentaire et financière internationales, ainsi que par les difficultés croissantes liées au changement climatique planétaire et à l’appauvrissement de la diversité biologique, qui ont aggravé les vulnérabilités et les inégalités et mis en péril les avancées réalisées en matière de développement, notamment dans les pays en développement ; 26. Encourage les États Membres à accorder une attention particulière au droit au développement dans le cadre de l’exécution du Programme 2030 ; 27. Rappelle l’engagement qui a été pris, dans la Déclaration du Millénaire 4, de réduire de moitié, à l’horizon 2015, le nombre de personnes vivant dans la pauvreté, constate avec préoccupation que certains pays en développement n ’ont pas atteint les objectifs du Millénaire pour le développement et, à cet égard, engage les États Membres et la communauté internationale à prendre des mesures énergiques visant à créer un environnement propice à l’exécution du Programme 2030, et en particulier à renforcer la coopération internationale, y compris les partenariats et les autres engagements conclus entre les pays développés et les pays en développ ement en vue d’atteindre les objectifs de développement durable ; 28. Prie instamment les pays développés qui n’ont pas encore affecté 0,7 % de leur produit national brut à l’aide publique au développement en faveur des pays en développement, dont 0,15 % à 0,2 % pour les pays les moins avancés, de s’employer concrètement à atteindre ces objectifs, et encourage les pays en 8/11 17-22978

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