A/RES/64/299
décisions prises à tous les niveaux. Nous soulignons qu’investir dans l’amélioration
de la condition des femmes et des filles a un effet multiplicateur sur la productivité
et l’efficience et favorise une croissance économique soutenue. Nous estimons qu’il
faut intégrer la problématique hommes-femmes dans les politiques de
développement et leurs modalités d’exécution.
55. Nous réaffirmons que les États devraient prendre des mesures concertées et
constructives, dans le respect du droit international, pour garantir le respect de tous
les droits de l’homme et de toutes les libertés fondamentales des autochtones, selon
les principes d’égalité et de non-discrimination, et tenir compte de ce qu’ils peuvent
apporter du fait de la diversité de leurs identités, de leurs cultures et de leurs modes
d’organisation sociale.
56. Nous nous engageons à coopérer avec toutes les parties prenantes et à
renforcer les partenariats afin d’atteindre les objectifs du Millénaire. Le secteur
privé joue un rôle crucial dans le développement de nombreux pays, y compris en
partenariat avec le secteur public, créant des emplois, investissant, développant de
nouvelles technologies et contribuant à une croissance économique soutenue,
partagée et équitable. Nous invitons le secteur privé à participer davantage à la lutte
contre la pauvreté, notamment en adaptant ses modèles d’entreprise aux besoins et
aux possibilités des pauvres. Il importe de pouvoir compter sur les investissements
étrangers directs et sur le commerce ainsi que sur les partenariats entre les secteurs
public et privé pour étendre ce qui a été entrepris. À cet égard, nous prenons note
des résultats obtenus grâce au Pacte mondial, dans le cadre duquel des entreprises se
sont engagées à respecter le principe de la responsabilité sociale et à contribuer à la
réalisation des objectifs du Millénaire.
57. Nous soulignons qu’il importe de développer la coopération régionale et sousrégionale afin d’accélérer la mise en œuvre des stratégies nationales de
développement, par l’intermédiaire en particulier des banques et des dispositifs
régionaux et sous-régionaux de développement, et qu’il faut également renforcer les
institutions régionales et sous-régionales afin qu’elles puissent soutenir
efficacement l’application de stratégies régionales et nationales de développement.
58. Nous réaffirmons que les fonds, programmes et institutions spécialisées des
Nations Unies et les commissions régionales de l’Organisation des Nations Unies
ont un rôle majeur à jouer, chacun dans le cadre de son mandat, pour faire
progresser le développement et en protéger les acquis, conformément aux stratégies
et priorités nationales, y compris par leur contribution à la réalisation des objectifs
du Millénaire. Nous continuerons à prendre des mesures pour que le système des
Nations Unies apporte un appui fort, bien coordonné, cohérent et efficace à la
réalisation des objectifs du Millénaire. Nous insistons sur le principe de la prise en
main par les pays de leur destinée, appuyons la décision que certains pays ont prise
d’utiliser des descriptifs de programme de pays communs et mettons l’accent sur le
soutien que nous entendons apporter à tous les pays qui souhaitent continuer à
inscrire leurs programmes dans les cadres et dispositifs existants.
59. Nous soulignons que les activités opérationnelles du système des Nations
Unies pour le développement doivent recevoir un financement adéquat tant en
volume qu’en qualité, et que ce financement doit être plus prévisible et plus efficace
et efficient. Nous réaffirmons également qu’il importe de respecter le principe de
responsabilité, de veiller à la transparence, d’améliorer la gestion en l’axant sur les
résultats et de mieux harmoniser les méthodes suivies par les fonds, programmes et
institutions spécialisées des Nations Unies pour rendre compte des résultats obtenus.
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