A/RES/64/299 entreprise pour, conformément à leurs engagements, consacrer 0,7 pour cent de leur produit national brut à l’aide publique aux pays en développement et atteindre l’objectif de 0,15 à 0,20 pour cent du produit national brut pour l’aide publique aux pays les moins avancés, conformément au Programme d’action en faveur des pays les moins avancés pour la décennie 2001-2010, adopté à Bruxelles8. Nous soulignons que pour que les progrès accomplis dans le sens de l’utilisation plus efficace de l’aide publique au développement puissent se poursuivre, il importe de promouvoir la gouvernance démocratique, la transparence et le respect du principe de responsabilité, et de privilégier la gestion axée sur les résultats. Nous encourageons vivement tous les donateurs à établir dans les meilleurs délais des échéanciers indicatifs à horizon mobile qui montrent comment ils entendent procéder pour atteindre leurs objectifs dans le cadre de leurs règles de budgétisation. Nous soulignons qu’il importe que les pays développés s’attachent, chez eux, à mobiliser davantage l’opinion en faveur de l’aide aux pays en développement et de la réalisation des objectifs qu’ils se sont engagés à atteindre à cet égard, notamment en sensibilisant le public, en diffusant des données illustrant l’efficacité de l’aide et en montrant que celle-ci produit des résultats tangibles ; g) Progresser rapidement vers la réalisation des objectifs fixés dans le Plan d’action de Gleneagles et des autres engagements importants par lesquels les donateurs ont résolu d’accroître par différents moyens le volume de leur aide. Nous constatons avec inquiétude qu’au train où vont les choses, l’engagement qui a été pris de doubler avant la fin de 2010 le volume de l’aide à l’Afrique ne sera pas tenu ; h) Étudier la possibilité de recourir à des mécanismes de financement innovants et renforcer et développer au besoin les mécanismes existants, compte tenu de la contribution que ces mécanismes peuvent apporter à la réalisation des objectifs du Millénaire. Il importe que ces mécanismes facultatifs soient efficaces et qu’ils aient pour but de mobiliser des flux stables et prévisibles de ressources qui viennent s’ajouter, et non se substituer, à ceux provenant des sources traditionnelles de financement et qui aillent aux pays en développement dans le respect de leurs priorités et sans leur imposer des charges excessives. Nous prenons note des travaux entrepris dans ce sens, notamment par le Groupe pilote sur les financements innovants pour le développement, le Groupe de travail de haut niveau sur les transactions financières internationales pour le développement et le Groupe de travail sur les financements innovants pour l’éducation ; i) Renforcer et rendre plus efficaces, s’il y a lieu, les moyens de mobilisation des ressources intérieures et les institutions chargées des finances publiques grâce à la modernisation des régimes fiscaux et à des mesures rendant plus efficace la perception des impôts, élargissant l’assiette fiscale et permettant de lutter efficacement contre l’évasion fiscale et la fuite des capitaux. Chaque État est certes responsable du bon fonctionnement de son régime fiscal, mais il importe de soutenir ce que les pays ont entrepris dans le domaine fiscal en renforçant l’assistance technique et en intensifiant aussi bien la coopération internationale pour le règlement des questions fiscales internationales que la participation de la communauté internationale à ce règlement. Nous attendons avec intérêt le rapport du Secrétaire général sur le renforcement des dispositifs institutionnels en vue de promouvoir la coopération internationale en matière fiscale ; j) Prendre des mesures pour mettre un frein aux flux financiers illicites, à tous les niveaux, favoriser la diffusion de l’information sur les opérations financières et accroître la transparence de cette information. Face à ce problème, il est essentiel d’agir plus énergiquement, tant au niveau national que sur le plan multinational, notamment d’intensifier le soutien et l’assistance technique accordés aux pays en développement pour leur permettre de renforcer leurs moyens. Des 30

Sélectionner le paragraphe cible3

Se connecter à un paragraphe
Connect to an entity
Disable highlights
Ajouter à la table des matières