A/RES/74/236
Mise en valeur des ressources humaines
aides ciblées qui permettent à tous d’avoir accès aux infrastructures numériques
nécessaires ;
15. Demande que tout soit fait pour saisir les possibilités offertes par
l’évolution des technologies et pour remédier aux effets pervers de cette évolution
sur le marché du travail, selon les besoins et en fonction de la situation de chaque
pays, par la mise en place de systèmes de protection sociale efficaces, la
reconnaissance et l’accréditation de l’apprentissage non formel et informel, l’apport
d’un appui ciblé aux groupes défavorisés et l’offre d’une aide pour faciliter
l’adaptation pendant les périodes de transition ;
16. Souligne que les investissements dans la mise en valeur des ressources
humaines devraient faire partie intégrante des politiques et stratégies de
développement national et, à ce propos, préconise l’adoption de politiques visant à
faciliter les investissements axés sur les infrastructures physiques et sociales,
y compris dans le secteur de l’éducation, et en particulier sur l’amélioration des
compétences et la formation professionnelle dans des domaines tels que la science et
les technologies, notamment les technologies de l’information et des communications,
ainsi que sur le renforcement des capacités, la santé et le développement durable ;
17. Engage les États Membres à s’employer, selon qu’il convient, à poursuivre
la mise en œuvre de systèmes et mesures de protection sociale pour tous, adaptés au
contexte national, y compris des socles de protection sociale, à adopter des politiques
qui renforcent les systèmes existants et protègent les personnes en situation de
vulnérabilité et à prendre toute autre mesure appropriée, notamment à stimuler les
résultats économiques nationaux, considère que la mise en place de filets de
protection sociale tenant compte des priorités et de la situation de chaque État peut
permettre de combattre la pauvreté et la vulnérabilité au niveau systémique et
contribuer de façon non négligeable au succès des stratégies de mise en valeur des
ressources humaines, constate à cet égard que de nombreux pays en développement
ne disposent pas des ressources financières ni des capacités nécessaires pour mettre
en œuvre de telles mesures anticycliques, et estime qu’il faut continuer à mobiliser
des ressources intérieures et internationales, selon qu’il convient ;
18. Engage les États à envisager des politiques conformes aux dispositions de
la Déclaration de l’Organisation internationale du Travail relative aux principes et
droits fondamentaux au travail et à s’acquitter des obligations mises à leur charge par
les conventions de l’Organisation internationale du Travail qu’ils ont ratifiées, et
rappelle qu’il importe de promouvoir le travail décent pour tous et d’augmenter l’offre
d’emplois de qualité, notamment au moyen de mesures visant à garantir la santé et la
sécurité au travail et grâce à l’établissement de relations du trava il fondées sur un
véritable dialogue social ;
19. Souligne que les stratégies de mise en valeur des ressources humaines
doivent prévoir des mesures visant à réduire le chômage et le sous -emploi chez les
jeunes des deux sexes ainsi que le nombre de chômeurs de longue durée, lesquels ont
particulièrement pâti de la faiblesse de la relance de l’emploi et des changements
technologiques destructeurs d’emplois, et à aider la main-d’œuvre sous-utilisée à
accéder au marché du travail au moyen de politiques qui fav orisent l’acquisition de
compétences et la productivité, facilitent l’adaptation pendant les périodes de
transition et réduisent les obstacles à l’emploi, y compris d’ordre sexiste, notamment
grâce à l’adoption, selon que de besoin, de mesures d’incitation en faveur du
recrutement, de la rétention et du perfectionnement des jeunes, à la fourniture d’une
assistance pour la recherche d’un emploi, la mise en correspondance des emplois et
des qualifications, la formation professionnelle et la formation en cours d’emploi et
à la promotion, entre autres, de l’entrepreneuriat chez les jeunes ;
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