A/RES/65/230 Membres, les organisations internationales compétentes et le secteur privé, une assistance technique et une formation destinées à améliorer la législation nationale et à renforcer les capacités des autorités nationales, pour lutter contre la cybercriminalité, sous toutes ses formes, y compris la prévenir, en détecter les manifestations, enquêter sur celles-ci et en poursuivre les auteurs, et accroître la sécurité des réseaux informatiques. 42. Nous invitons la Commission pour la prévention du crime et la justice pénale à convoquer un groupe intergouvernemental d’experts à composition non limitée pour qu’il fasse une étude exhaustive du phénomène de la cybercriminalité et des mesures prises par les États Membres, la communauté internationale et le secteur privé, y compris l’échange d’informations sur les législations nationales, les meilleures pratiques, l’assistance technique et la coopération internationale, et puisse ainsi examiner les options envisageables pour renforcer les mesures, juridiques ou autres, prises aux échelons national et international face à la cybercriminalité et pour en proposer de nouvelles. 43. Nous nous efforçons de prendre des mesures pour promouvoir une éducation et une sensibilisation plus larges aux règles et normes des Nations Unies en matière de prévention du crime et de justice pénale en vue d’instaurer une culture du respect de l’état de droit. À cet égard, nous reconnaissons le rôle que la société civile et les médias peuvent jouer pour coopérer avec les États à cette fin. Nous invitons l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime à continuer de jouer un rôle clef dans l’élaboration et la mise en œuvre de mesures visant à promouvoir et instaurer cette culture, en étroite coordination avec les autres entités compétentes des Nations Unies. 44. Nous nous engageons à promouvoir une formation appropriée des fonctionnaires chargés de préserver l’état de droit, à savoir le personnel pénitentiaire, les agents des services de détection et de prévention et les magistrats, procureurs et avocats de la défense, à l’utilisation et à l’application de ces règles et normes. 45. Nous sommes préoccupés par la délinquance urbaine et par son impact sur certains lieux et certaines populations. Nous recommandons donc un renforcement de la coordination des politiques sociales et en matière de sécurité de manière à remédier à certaines des causes profondes de la violence urbaine. 46. Nous constatons que certains groupes sont particulièrement vulnérables dans les situations de délinquance urbaine, et c’est pourquoi nous recommandons l’adoption et la mise en œuvre de programmes interculturels civiques, le cas échéant, en vue de combattre le racisme et la xénophobie, de réduire l’exclusion des minorités et des migrants et de favoriser ainsi la cohésion de la communauté. 47. Nous reconnaissons les liens croissants entre la criminalité transnationale organisée et le trafic de drogues dans le contexte du problème mondial de la drogue. À ce propos, nous insistons sur l’urgente nécessité pour tous les États de renforcer la coopération bilatérale, régionale et internationale s’ils veulent agir efficacement contre les problèmes que posent ces liens. 48. Nous considérons le système pénitentiaire comme l’un des principaux éléments du système de justice pénale. Nous nous efforçons d’utiliser les règles et normes des Nations Unies en matière de traitement des détenus pour nous guider dans l’élaboration ou l’actualisation de nos codes nationaux d’administration pénitentiaire. 12

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