A/RES/65/230
35. Nous soulignons que tous les États ont besoin de plans d’action
nationaux et locaux de prévention du crime qui tiennent compte, entre autres, des
facteurs exposant certaines populations et certains lieux à un risque plus élevé de
victimisation et/ou de délinquance suivant une démarche globale, intégrée et
participative et reposent sur les meilleures données factuelles disponibles et les
meilleures pratiques connues. Nous soulignons que la prévention du crime devrait
être considérée dans tous les États comme partie intégrante de stratégies visant à
favoriser le développement social et économique.
36. Nous prions instamment les États Membres à envisager d’adopter une
législation, une stratégie et des mesures pour la prévention de la traite des
personnes, la poursuite de ses auteurs et la protection de ses victimes,
conformément au Protocole additionnel à la Convention des Nations Unies contre la
criminalité transnationale organisée visant à prévenir, réprimer et punir la traite des
personnes, en particulier des femmes et des enfants 15 . Nous appelons les États
Membres, le cas échéant en coopération avec la société civile et les organisations
non gouvernementales, à suivre une démarche centrée sur les victimes de la traite,
dans le plein respect de leurs droits individuels fondamentaux, et à mieux tirer parti
des outils mis au point par l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime.
37. Nous prions instamment les États Membres d’envisager d’adopter et de
mettre en œuvre des mesures efficaces pour prévenir, réprimer et punir le trafic de
migrants et protéger les droits des migrants qui en sont l’objet, conformément au
Protocole contre le trafic de migrants par terre, air et mer, additionnel à la
Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée 16. Dans
cette perspective, nous leur recommandons notamment de mener des campagnes de
sensibilisation, en coopération avec la société civile et les organisations non
gouvernementales.
38. Nous affirmons notre ferme volonté d’éliminer la violence à l’encontre
des migrants, des travailleurs migrants et de leur famille, et appelons les États
Membres à adopter des mesures pour prévenir de telles violences et s’y attaquer
effectivement lorsqu’elles se produisent et à veiller à ce que ces personnes, quel que
soit leur statut, reçoivent d’eux un traitement humain et respectueux de leur dignité.
Nous invitons également les États Membres à prendre immédiatement des
dispositions pour intégrer aux stratégies et normes internationales de prévention de
la criminalité des mesures de nature à prévenir, réprimer et punir les violences faites
aux migrants, ainsi que la violence liée au racisme, à la xénophobie et aux formes
connexes d’intolérance. Nous invitons la Commission pour la prévention du crime
et la justice pénale à poursuivre l’examen de cette question d’une manière globale.
39. Nous constatons que le développement des technologies de l’information
et des communications et l’utilisation croissante de l’Internet ouvrent des
possibilités nouvelles aux délinquants et favorisent le progrès de la criminalité.
40. Nous sommes conscients de la vulnérabilité des enfants et demandons au
secteur privé de promouvoir et d’appuyer les efforts faits pour prévenir les atteintes
et l’exploitation sexuelles visant les enfants par le biais de l’Internet.
41. Nous recommandons que l’Office des Nations Unies contre la drogue et
le crime fournisse aux États qui en font la demande, en coopération avec les États
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Nations Unies, Recueil des Traités, vol. 2237, no 39574.
Ibid., vol. 2241, no 39574.
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