A/RES/58/130
8.
Souligne également qu’il est important d’intégrer les politiques
économiques et sociales en s’efforçant de promouvoir le développement des
ressources humaines et de renforcer le processus de développement, invite le
Conseil économique et social, au plus haut niveau possible, à évaluer l’efficacité de
cette intégration et à lui faire des recommandations à cet égard, prie la Commission
du développement social de continuer d’accorder une attention particulière à cette
question à ses prochaines sessions et invite les différentes entités du système des
Nations Unies, dans le cadre de leurs mandats respectifs, à prendre en considération
l’intégration de politiques économiques et sociales dans leurs domaines respectifs ;
9.
Insiste sur la nécessité d’associer effectivement les pays en
développement au processus de prise de décisions économiques au niveau
international, notamment par une participation accrue de ceux-ci aux forums
économiques internationaux, ce qui assurerait la transparence et l’obligation de
rendre des comptes des institutions financières internationales, conformément à la
place centrale qu’occupe le développement social dans leurs politiques et
programmes ;
10. Réaffirme qu’étant donné l’interdépendance croissante et multiforme de
toutes les régions et de tous les pays, une coopération internationale cohérente et
renforcée et un climat économique extérieur favorable constituent les compléments
indispensables des efforts faits par les pays en développement, y compris les pays
les moins avancés, et les pays en transition pour promouvoir leur développement
social et éliminer la pauvreté ;
11. Reconnaît que la réalisation des objectifs de développement adoptés sur
le plan international, y compris ceux énoncés dans la Déclaration du Millénaire3,
exige la création d’un nouveau partenariat entre les pays développés et les pays en
développement et, à cet égard, souligne qu’il est important d’adopter des politiques
rationnelles, d’assurer une conduite avisée des affaires publiques à tous les niveaux
et la primauté du droit, de mobiliser les ressources intérieures, d’attirer les flux de
capitaux internationaux, de promouvoir le commerce international en tant que
moteur du développement, d���accroître la coopération financière et technique
internationale au service du développement, d’assurer le financement durable de la
dette et l’allégement de la dette extérieure, ainsi que de renforcer la cohérence des
systèmes monétaires, financiers et commerciaux internationaux ;
12. Reconnaît également qu’une augmentation importante de l’aide publique
au développement et d’autres ressources sera nécessaire pour que les pays en
développement puissent atteindre les objectifs de développement adoptés sur le plan
international, y compris ceux énoncés dans la Déclaration du Millénaire, et que pour
que l’aide publique au développement reçoive davantage d’appui, les chefs d’État et
de gouvernement se sont engagés à coopérer plus étroitement à l’amélioration des
politiques et des stratégies de développement, aux niveaux national et international,
afin d’accroître l’efficacité de l’aide ;
13. Invite instamment les pays développés qui ne l’ont pas encore fait à
prendre des mesures concrètes pour atteindre les objectifs consistant à consacrer
0,7 p. 100 de leur produit national brut à l’aide publique au développement en
faveur des pays en développement et à affecter une part de 0,15 p. 100 à 0,20 p. 100
aux pays les moins avancés, objectifs reconfirmés par la troisième Conférence des
Nations Unies sur les pays les moins avancés, tenue à Bruxelles du 14 au 20 mai
3
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