A/HRC/RES/22/32
Santé mentale
14.
Engage les États à élaborer et renforcer, selon les priorités nationales et
compte tenu de leur situation spécifique, des politiques et des stratégies exhaustives en
faveur de la promotion de la santé mentale à tous les stades de l’enfance et de
l’adolescence, y compris chez le nourrisson et le jeune enfant, et en prêtant une attention
particulière aux enfants en situation de grand risque, grâce à des initiatives visant à
améliorer les facteurs de protection et à éliminer les facteurs de risque, notamment la
violence aux niveaux individuel, familial et local, ainsi qu’à travers la prévention du
handicap mental et le dépistage précoce des enfants et des adolescents handicapés mentaux,
et la prestation de soins, d’un soutien, d’un traitement et d’une assistance pour le
rétablissement et la réinsertion de ces enfants et adolescents;
15.
Invite les États à apporter un soutien aux enfants handicapés mentaux et à
leur famille afin d’éviter le placement d’enfants en institution, à veiller à ce que les
décisions prises tiennent pleinement compte du principe de l’intérêt supérieur de l’enfant et
favorisent le choix d’un mode de vie dans la famille et au sein de la communauté, et à ce
que les garanties de procédure et un organe indépendant et impartial de recours, conformes
aux normes internationales, soient en place de façon à garantir que les enfants vivant en
établissement de santé mentale jouissent de leurs libertés fondamentales et de leurs droits
fondamentaux;
Toxicomanie
16.
Rappelle qu’il faut adopter des stratégies propres à prévenir et éliminer la
consommation nocive d’alcool et de substances illicites, selon une approche globale et axée
sur les droits de l’homme, et informer, éduquer et conseiller sur les effets de la consommation
de drogues, mais rappelle aussi l’importance que revêtent le soutien de la famille et le soutien
scolaire dans la prévention de cette consommation et le traitement, la réadaptation et la
réinsertion des enfants et des adolescents ayant des problèmes de toxicomanie;
Santé sexuelle et procréative
17.
Engage vivement les États à:
a)
Faire en sorte que le droit au meilleur état de santé sexuelle et procréative
possible soit pleinement réalisé en accordant toute l’attention voulue aux besoins des
enfants et des adolescents en matière de santé sexuelle et procréative, d’une manière
compatible avec l’évolution de leurs capacités, en dispensant des informations, une
éducation et des services, conformément au Programme d’action de Beijing et au
Programme d’action de la Conférence internationale sur la population et le développement3
ainsi qu’aux documents issus de leurs conférences d’examen, sur une base équitable et
universelle, avec la pleine participation et l’appui de la communauté internationale, dans le
plein respect de la vie privée et de la confidentialité, à l’abri de toute discrimination, et à
leur dispenser une éducation complète, adaptée aux jeunes et pragmatique, tenant compte
de l’évolution de leurs capacités, en matière de santé sexuelle et procréative, de droits de
l’homme et d’égalité des sexes afin de leur donner les moyens d’assumer leur sexualité de
manière positive et responsable;
b)
Accroître les ressources disponibles à tous les niveaux, surtout dans les
secteurs de l’éducation et de la santé, de manière à permettre aux jeunes et en particulier
aux filles d’acquérir les connaissances, les comportements et les compétences pratiques
dont ils ont besoin pour surmonter les difficultés qu’ils rencontrent, en particulier au moyen
de services de planification familiale améliorés et élargis, y compris en ce qui concerne la
3
6
A/CONF.171/13/Rev.1.
GE.13-13290
Sélectionner le paragraphe cible3
Se connecter à un paragraphe
Connect to an entity
Disable highlights
Ajouter à la table des matières