Coopération internationale face au problème mondial de la drogue
A/RES/70/182
Soulignant qu’il faut prendre toutes les mesures qui s’imposent, notamment
des mesures législatives, administratives, sociales et éduca tives, pour protéger les
enfants et les jeunes contre l’usage et l’abus de stupéfiants et de substances
psychotropes, tels que les définissent les conventions pertinentes, et pour empêcher
que les enfants et les jeunes ne soient utilisés pour la production illicite et le trafic
de ces substances, et exhortant les gouvernements à appliquer les résolutions de la
Commission des stupéfiants ayant trait à cette question, notamment ses résolutions
58/2, 58/3 et 58/5 du 17 mars 2015 11 ,
Tenant compte du fait que les États Membres ont mis au point, dans le cadre
des trois conventions internationales relatives au contrôle des drogues, diverses
stratégies concrètes en vue de s’attaquer au problème mondial de la drogue, et
soulignant la nécessité d’évaluer scientifiquement l’efficacité de ces stratégies et
leur capacité à atteindre leurs objectifs, en particulier pour ce qui est de permettre
l’accès aux stupéfiants aux fins de l’atténuation de la douleur et des souffrances,
tout en prévenant leur détournement et la toxicomanie et en tenant dûment compte
des normes internationales établies pour des raisons scientifiques,
Consciente qu’il importe de prévenir et de combattre la criminalité liée à la
drogue chez les jeunes, et soulignant qu’il importe également d’élaborer et de mettre
en œuvre des stratégies, des programmes et des mesures prêtant une attention
particulière aux familles, aux écoles et à d’autres environnements sociaux et visant à
protéger les enfants et les jeunes des risques potentiels associés à la v ente et à
l’achat illicites de substances contrôlées et de nouvelles substances psychoactives
sur Internet ou ailleurs, et d’aider les mineurs délinquants à se désintoxiquer, à se
soigner et à se réinsérer dans la société,
Soulignant l’importance de l’accent mis par la Commission des stupéfiants, à
sa cinquante-septième session, sur la prévention de la toxicomanie, notamment en
proposant une formation théorique et pratique sur les troubles liés à l’usage de
drogues et grâce au sport, et en encourageant le traitement, la désintoxication, la
réinsertion et la guérison des toxicomanes et d’autres mesures visant à limiter autant
que possible les effets de la toxicomanie sur la santé publique et la société,
conformément aux législations nationales et en application des trois conventions
internationales relatives au contrôle des drogues,
Soulignant également qu’il importe de renforcer la coopération internationale
en vue de détecter les nouvelles substances psychoactives, de recenser les incidents
liés à l’usage de ces substances et d’en rendre compte, et de prendre des mesures à
cet égard,
Constatant avec une vive inquiétude la progression de la consommation de
certaines drogues et la prolifération de substances nouvelles qui, n’étant pas
contrôlées par les trois conventions internationales relatives au contrôle des
drogues, constituent une menace potentielle pour la santé publique, et cela, partout
dans le monde,
Constatant avec la même inquiétude que les groupes criminels transnationaux
font preuve d’une ingéniosité croissante pour fabriquer illicitement des stimulants
de type amphétamine et les distribuer partout dans le monde, et que les précurseurs
chimiques entrant dans la fabrication illicite de stupéfiants et de substances
psychotropes prolifèrent et font l’objet de détournements,
Consciente du rôle primordial que les données et les informations qualitatives
provenant des laboratoires de criminalistique et de recherche scientifique et des
centres de traitement jouent dans la compréhension du phénomène des drogues
synthétiques illicites et de la gamme des produits disponibles sur le marché illicite,
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