A/RES/50/191
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Profondément troublée également par les informations faisant état d’un
climat d’oppression et d’une situation économique et sociale extrêmement grave
dans le sud de l’Iraq,
Notant que les autorités iraquiennes sont comptables du sort des
personnes portées disparues et des personnes détenues du fait de l’occupation
du Koweït par l’Iraq et notant également que l’Iraq a récemment décidé de
participer à nouveau aux travaux de la Commission tripartite créée
conformément à l’accord de cessez-le-feu de 1991,
Déplorant le refus du Gouvernement iraquien de coopérer avec les
mécanismes mis en place par l’Organisation des Nations Unies dans le domaine
des droits de l’homme, notamment en acceptant une nouvelle visite du
Rapporteur spécial en Iraq et en permettant le stationnement d’observateurs
des droits de l’homme dans l’ensemble du pays, conformément aux résolutions
pertinentes de l’Assemblée générale et de la Commission des droits de l’homme,
1.
Prend acte avec intérêt du rapport intérimaire sur la situation
des droits de l’homme en Iraq présenté par le Rapporteur spécial de la
Commission des droits de l’homme sur la situation des droits de l’homme en
Iraq 5/, ainsi que des observations, conclusions et recommandations qu’il
contient;
2.
Condamne énergiquement les violations massives des droits de
l’homme, d’une extrême gravité, dont le Gouvernement iraquien est responsable
et qui conduisent à un régime omniprésent de répression et d’oppression,
reposant sur une discrimination de grande ampleur et une terreur généralisée;
3.
Condamne les violations des droits de l’homme et du droit
international humanitaire, en particulier :
a)
Les exécutions sommaires et arbitraires, y compris les assassinats
politiques;
La pratique très répandue de la torture systématique, sous ses
b)
formes les plus cruelles;
c)
La promulgation et l’application de décrets prévoyant des peines
cruelles et inhabituelles, à savoir la mutilation pour sanctionner certains
délits ainsi que l’utilisation abusive et le détournement des services
médicaux aux fins de telles mutilations;
d)
Les disparitions forcées ou involontaires, les arrestations et
détentions arbitraires communément pratiquées et le non-respect constant et
systématique des garanties prévues par la loi et de la légalité;
e)
La suppression des libertés de pensée, d’information,
d’expression, d’association et de réunion, résultant de la peur des
arrestations, incarcérations et autres sanctions, y compris la peine de mort,
ainsi que les limitations sévères à la liberté de déplacement;
4.
Demande instamment au Gouvernement iraquien de coopérer avec
l’Organisation des Nations Unies pour prendre des dispositions en vue
5/
Voir A/50/734.
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