A/RES/56/109
4.
Souligne qu’il importe que les autorités des pays touchés facilitent la
tâche des organismes à vocation humanitaire, notamment des organisations non
gouvernementales, qui s’emploient à atténuer les conséquences humanitaires de la
catastrophe de Tchernobyl en coopérant pleinement avec elles et en secondant leurs
efforts, note les mesures déjà prises à cet égard par les gouvernements desdits pays,
et les engage à prendre de nouvelles mesures pour simplifier leurs procédures
internes pertinentes et à trouver le moyen d’améliorer l’efficacité de leurs
mécanismes permettant d’exempter de droits de douane et autres droits les
marchandises fournies gracieusement par des organismes à vocation humanitaire,
notamment des organisations non gouvernementales, au titre de l’aide humanitaire ;
5.
Reconnaît les difficultés auxquelles se heurtent les pays les plus touchés
pour atténuer les conséquences de la catastrophe de Tchernobyl, et invite les États,
notamment les États donateurs, et tous les organismes, fonds et programmes
compétents des Nations Unies, en particulier les institutions de Bretton Woods, ainsi
que les organisations non gouvernementales, à continuer de soutenir les efforts que
continuent de déployer le Bélarus, la Fédération de Russie et l’Ukraine pour
atténuer les conséquences de la catastrophe, notamment en allouant des fonds
supplémentaires à l’appui des programmes médicaux, sociaux, économiques et
écologiques liés à la catastrophe ;
6.
Note l’appel lancé par le Coordonnateur des Nations Unies pour la
coopération internationale pour Tchernobyl, qui a demandé à la communauté des
donateurs d’envisager d’allouer des ressources supplémentaires pour répondre aux
conséquences humanitaires de la catastrophe de Tchernobyl ;
7.
Souligne la nécessité de coordonner la coopération internationale pour
l’étude des conséquences de la catastrophe de Tchernobyl, et invite les États
Membres et toutes les parties intéressées à participer aux activités du Centre
international pour Tchernobyl sur la sûreté nucléaire, les déchets radioactifs et la
radioécologie et à les promouvoir, le Centre étant un important mécanisme de
recherche scientifique dans les conditions uniques de la zone et de l’abri de
Tchernobyl ;
8.
Prie le Secrétaire général de poursuivre ses efforts en vue de
l’application de ses résolutions pertinentes et de continuer à maintenir, en faisant
appel aux mécanismes de coordination existants, notamment au Coordonnateur, une
coopération étroite avec les institutions des Nations Unies ainsi qu’avec les
organisations régionales et autres organisations compétentes pour la réalisation des
programmes et projets visant spécifiquement Tchernobyl ;
9.
Prie également le Secrétaire général d’envisager par quels moyens
renforcer encore les capacités de coordination et d’analyse et les compétences
techniques dont dispose l’Organisation des Nations Unies sur le terrain et au Siège,
comme exposé dans le rapport du Secrétaire général1, compte dûment tenu des
procédures administratives et budgétaires en vigueur à l’Organisation ;
10. Prie en outre le Secrétaire général de lui présenter à sa cinquantehuitième session, au titre d’une question subsidiaire distincte, un rapport où figurera
une évaluation détaillée de la suite qui aura été donnée à la présente résolution et
des propositions de mesures innovantes en vue de rendre aussi efficace que possible
la réponse de la communauté internationale à la catastrophe de Tchernobyl.
87 e séance plénière
14 décembre 2001
3
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