A/HRC/RES/51/20 Rappelant sa trente et unième session extraordinaire consacrée à la situation des droits de l’homme en Afghanistan et les graves préoccupations qu’elle suscite, et la résolution S-31/1 qu’il a adoptée à cette occasion le 24 août 2021, sa quarante-huitième session, à laquelle il a nommé, par sa résolution 48/1 du 7 octobre 2021, un rapporteur spécial chargé de suivre l’évolution de la situation des droits de l’homme en Afghanistan, sa résolution 50/14 du 8 juillet 2022 sur la situation des droits humains des femmes et des filles en Afghanistan, ainsi que toutes les résolutions pertinentes adoptées par l’Assemblée générale et le Conseil de sécurité sur la situation en Afghanistan, sur les enfants en temps de conflit armé et sur les femmes, la paix et la sécurité, Rappelant également les déclarations du Secrétaire général, du Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, du Représentant spécial du Secrétaire général pour l’Afghanistan, de la Directrice exécutive de l’Entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes (ONU-Femmes) et de la Représentante spéciale du Secrétaire général pour la question des enfants et des conflits armés, et celles de plusieurs mécanismes relevant de ses procédures spéciales et d’organes conventionnels concernant les signalements d’atteintes aux droits de l’homme commises en Afghanistan par les Taliban, ainsi que le communiqué de presse sur l’Afghanistan publié par le Conseil de sécurité le 24 mai 2022, Profondément préoccupé par la situation des droits de l’homme en Afghanistan, en particulier par les violations persistantes des droits de l’homme et atteintes à ces droits ainsi que les violations du droit international humanitaire commises par les Taliban et d’autres parties au conflit, parmi lesquelles figurent des exécutions sommaires ou extrajudiciaires, des détentions arbitraires, des déplacements forcés, des châtiments collectifs, des actes de violence sur des manifestants pacifiques, des journalistes et d’anciens membres du personnel de défense et de sécurité, des actes de représailles, des descentes dans les bureaux d’organisations non gouvernementales et de groupes de la société civile, des violations des droits humains de toutes les femmes et de tous les enfants et de membres de communautés ethniques et minoritaires et des atteintes à ces droits, Se déclarant vivement préoccupé par l’oppression grave, institutionnalisée, généralisée et systématique de toutes les femmes et filles en Afghanistan, Rappelant qu’il importe de protéger le patrimoine culturel contre les dommages délibérés et le pillage, Profondément préoccupé par les répercussions sur les droits de l’homme des conditions de sécurité catastrophiques en Afghanistan, en particulier pour toutes les femmes et les filles et tous les enfants, et pour les personnes âgées et les membres de minorités ethniques et religieuses, les journalistes, le personnel des médias, les défenseurs des droits de l’homme, en particulier le personnel féminin des médias, les femmes journalistes et les défenseuses des droits de l’homme, et les membres de leur famille, les avocats, les juges, les procureurs, les personnes déplacées dans le pays, les détenus, les personnes qui ont travaillé pour le Gouvernement, les anciens militaires et les personnes vulnérables, telles que les personnes handicapées, et par la détérioration continue de la situation humanitaire et la crise de la sécurité alimentaire, Exprimant sa profonde préoccupation devant la situation humanitaire et économique désastreuse en Afghanistan, qui compromet l’exercice de toute une série de droits économiques, sociaux et culturels de la population afghane, notamment des femmes et des filles, Se déclarant profondément préoccupé également par le niveau croissant d’insécurité alimentaire et de malnutrition aiguë de la population afghane, en particulier les femmes, les enfants et les ménages dirigés par une femme, Prenant note avec une vive préoccupation de l’appréciation du Rapporteur spécial selon laquelle les attaques, fréquemment revendiquées par l’État islamique d’Iraq et du Levant-Khorassan, et la persécution historique des Hazaras et des personnes appartenant à d’autres minorités ethniques et religieuses semblent avoir un caractère systématique, 2 GE.22-16416

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