Les filles
A/RES/68/146
plein exercice de leurs droits fondamentaux et de leur assurer des chances égales,
notamment en veillant à ce que ces plans fassent partie intégrante de toutes les
étapes de leur épanouissement ;
16. Demande aux États d’appuyer et de mettre en œuvre, y compris au moyen
de ressources spéciales, des politiques et programmes multisectoriels qui permettent
de mettre fin au mariage d’enfants, au mariage précoce et au mariage forcé et offrent
d’autres solutions viables et un soutien institutionnel, notamment la possibilité pour
les filles de suivre des études, l’accent étant mis sur la scolarisation des filles au-delà
de l’école primaire, y compris celles qui sont déjà mariées ou enceintes, en
garantissant l’accès physique à l’éducation, en particulier en offrant aux familles
davantage d’incitations financières, en favorisant l’autonomisation des filles, en
améliorant la qualité de l’enseignement, en veillant à la sécurité et à l’hygiène dans
les écoles et, le cas échéant, en ouvrant des centres résidentiels sécurisés ;
17. Exhorte les États à faire respecter les droits des enfants qui vivent dans
des ménages dirigés par un enfant et à veiller à ce que les enfants chefs de famille
jouissent de tous les droits de l’enfant, et à prendre des mesures pour que les enfants
qui vivent dans des ménages dirigés par un enfant, en particulier les filles, reçoivent
le soutien voulu pour pouvoir rester scolarisés à un niveau correspondant à leur âge ;
18. Exhorte également les États, dans le cadre des efforts qu’ils déploient
pour adopter et appliquer des législations propres à assurer aide, protection et
autonomisation aux ménages dirigés par un enfant, en particulier par une fille, à
prévoir des mesures qui assurent le bien-être économique de ces derniers et leur
accès aux services de santé, à la nutrition, à l’eau potable et à l’assainissement, au
logement et à l’éducation et à l’héritage, qui protègent les familles et les aident à
demeurer ensemble ;
19. Demande aux États d’adopter des mesures concrètes pour s’assurer que
les enfants chefs de famille, en particulier les filles, tout en continuant de pouvoir
exercer tous les droits de l’enfant, reçoivent aussi l’aide dont ils ont besoin pour
pouvoir s’acquitter de leurs responsabilités de fait en tant que chef de famille, en
garantissant et en protégeant leurs droits à la propriété et à l’héritage ;
20. Demande également aux États d’adopter une approche intégrée pour aider et
autonomiser les enfants chefs de famille, compte tenu du traumatisme psychique et
psychosocial, de la stigmatisation et du stress physique et économique qui peuvent
résulter de la prise en charge des responsabilités d’un ménage à un très jeune âge ;
21. Exhorte les États à nouer des partenariats avec les parties prenantes
concernées, en particulier en œuvrant avec la population locale à l’élaboration de
programmes et mécanismes destinés à assurer la sécurité, la protection et
l’autonomisation des enfants, surtout les filles, dans les familles dirigées par un
enfant, et à garantir qu’ils reçoivent de leur communauté le soutien dont ils ont
besoin ;
22. Demande aux États d’étayer la recherche sur les familles et la
constitution et la structure des ménages, en mettant particulièrement l’accent sur
l’existence de ménages dirigés de facto par un enfant et les conséquences
économiques et psychologiques à long terme qu’une telle situation a sur les enfants
chefs de famille ou sur ceux qu’ils élèvent, et sur la viabilité sociale ;
23. Demande également aux États d’étayer la recherche et la collecte et
l’analyse des données relatives aux filles, en les ventilant selon la structure du
ménage, le sexe, l’âge, l’existence d’un handicap, la situation économique, la
situation matrimoniale et l’origine géographique, afin de mieux faire comprendre les
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