A/HRC/RES/57/5
4.
Constate avec préoccupation qu’une fracture numérique subsiste sous de
multiples formes, d’un pays à l’autre et au niveau national, entre les hommes et les femmes,
les garçons et les filles, les jeunes et les personnes âgées, ou encore pour les personnes
handicapées, et considère qu’il est nécessaire de la résorber ;
5.
Engage les États à favoriser la collaboration entre les secteurs public et privé
et avec la société civile pour résorber les fractures numériques, au sein des États et entre eux,
ainsi qu’à mobiliser le secteur privé, les milieux techniques, le monde universitaire et les
organismes de réglementation pour promouvoir le respect des droits de l’homme dans le
contexte du numérique, en mettant l’accent sur des solutions technologiques accessibles et
abordables ;
6.
Engage également les États à adopter une démarche globale de résorption des
fractures numériques, c’est-à-dire à s’intéresser non seulement à la disponibilité et
l’accessibilité des technologies et infrastructures numériques, mais aussi à leur utilisation
concrète par les particuliers, notamment à prendre des mesures pour améliorer l’éducation au
numérique, aux médias et à l’information ainsi que l’acquisition d’une culture des données ;
7.
Est conscient que de nombreux pays du monde ont besoin d’un soutien en
matière de développement des infrastructures, de coopération technologique et de
renforcement des capacités, notamment humaines et institutionnelles, pour qu’Internet soit
accessible, disponible et économiquement abordable, ce qui permettrait de résorber les
fractures numériques, de faire profiter tout un chacun du numérique et d’atteindre les cibles
des objectifs de développement durable ;
8.
Exhorte les États à garantir le droit de chacun d’avoir accès, dans des
conditions d’égalité, aux services publics de son pays en utilisant les nouvelles technologies
de communication ainsi que les moyens d’interconnexion, l’innovation technologique et les
solutions organisationnelles au niveau mondial, afin de répondre au mieux aux besoins des
personnes exposées aux risques associés aux crises ;
9.
Exhorte également les États à prendre progressivement des mesures pour
élargir l’accès à Internet, afin que les services publics soient accessibles à tous, en particulier
aux personnes pauvres et à celles qui sont le plus exposées au risque d’exclusion sociale,
corrigeant ainsi les inégalités dans l’accès aux technologies de l’information et des
communications actuellement disponibles, et garantissant la participation de tous à la vie
publique ;
10.
Exhorte en outre les États à poursuivre et à renforcer leur action visant à
faciliter l’accès à des informations diversifiées et fiables sur Internet, qui est un des moyens
d’assurer la prestation de services publics inclusifs et à un coût abordable notamment dans
les domaines de l’éducation, de la santé et de la justice partout dans le monde, et souligne la
nécessité de remédier à l’illectronisme et de résorber les fractures numériques ;
11.
Exhorte les États, la société civile, le secteur privé, les organisations
internationales, les médias et les autres parties prenantes à prendre conscience des risques
aggravés que la désinformation pourrait faire peser sur les processus électoraux et autres
processus démocratiques, et à travailler de manière intersectorielle à l’élaboration de
stratégies concrètes, notamment par l’éducation aux médias et à l’information, afin d’atténuer
les risques tout en promouvant la pleine jouissance des droits de l’homme et des libertés
fondamentales ;
12.
Engage les États et, s’il y a lieu, d’autres parties prenantes à faire en sorte, en
suivant une approche fondée sur les risques, que les systèmes d’intelligence artificielle soient
conçus, développés et mis en service et hors service de manière sûre, sécurisée, fiable,
inclusive et équitable et profitent à tous, et à favoriser un environnement propice pour que la
jouissance pleine et effective des droits de l’homme et des libertés fondamentales soit
protégée et que les effets néfastes que de tels systèmes pourraient avoir à cet égard soient
att��nués ;
13.
Engage les États à remédier à toute lacune dans la prestation de services
publics, notamment dans les domaines de la santé, de l’éducation et de la justice, et à rendre
ces services plus accessibles, y compris grâce aux nouvelles technologies de l’information et
des communications ;
GE.24-18595
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